Harvey Weinstein inculpé : son avocat dénonce "des accusations ni constitutionnelles, ni basées sur des faits"

AUDIENCE - L'ex-producteur Harvey Weinstein a été inculpé ce vendredi à New York pour un viol en 2013 et une agression sexuelle en 2004. Son avocat, Benjamin Brafman, un ténor du barreau new-yorkais, s'est exprimé à la sortie du tribunal. "Nous pensons que (les accusations) ne sont pas étayées par des preuves" et que M. Weinstein "sera exonéré", a-t-il lancé.

Depuis son bureau installé sur la Cinquième avenue à New-York, Benjamin Brafman a longuement préparé la défense de l'ex-producteur de cinéma Harvey Weinstein. Ce ténor du barreau, qui avait obtenu en 2011 l'abandon des poursuites contre Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire du Sofitel, maîtrise ce genre d'affaires. Son client, accusé par des dizaines de femmes d'agressions sexuelles, dément toute relation non consentie. Et il a l'intention de plaider non-coupable, assure Benjamin Brafman.


Après l'inculpation de Harvey Weinstein, vendredi, l'avocat a pris la parole avec la myriade de journalistes agglutinés devant le tribunal.  "Nous allons agir très vite pour faire abandonner les poursuites. Nous pensons que (les accusations) ne sont pas étayées par des preuves" et que Mr. Weinstein "sera exonéré", a-t-il affirmé.

Véhément comme à son habitude, il a poursuivi : "Vous pouvez vous attendre à une défense vigoureuse. Mon job n'est pas de défendre le comportement de M. Weinstein mais les accusations criminelles dont il est accusé", a-t-il dit ajoutant : "Harvey Weinstein a toujours dit que ses activités sexuelles étaient consenties. Ces accusations ne sont ni constitutionnelles, ni basées sur des faits. Nous avons accepté toutes les conditions de la caution pour ne pas faire traîner la procédure".

Lors d'une audience de quelques minutes au tribunal de Manhattan, Harvey Weinstein a été inculpé pour un viol en 2013 et une agression sexuelle en 2004. "L'accusé a profité de sa position, de son argent et de son pouvoir pour attirer de jeunes femmes dans des situations où il était capable de commettre des violences sexuelles contre elles", a dit la procureure Joan Illuzzi lors de la lecture de l'acte d'accusation à la Cour criminelle de Manhattan.


Le juge Kevin McGrath a fixé les conditions de sa remise en liberté, négociées à l'avance avec son avocat : une caution de dix millions de dollars, dont un million cash, le port d'un bracelet électronique, et la remise de son passeport aux autorités. Le producteur déchu n'a fait aucune déclaration. 

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Hollywood : le scandale Harvey Weinstein

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