Afghanistan : Emmanuel Macron veut la création d'une "safe zone" et des évacuations ciblées

Afghanistan : Emmanuel Macron veut la création d'une "safe zone" et des évacuations ciblées

PROTECTION - Avant son intervention au 20H de TF1, dimanche soir, le président de la République s'est exprimé depuis Bagdad, en Irak, sur l'avenir de l'Afghanistan. Il compte notamment "continuer les opérations humanitaires" sur place.

La France a bel et bien quitté l'Afghanistan, comme la grande majorité de ses alliés. Mais Paris va plaider, avec le Royaume-Uni, lundi 30 août à l'ONU, pour la création à Kaboul d'une zone protégée.

Ainsi, selon ce qu'a déclaré Emmanuel Macron au Journal du Dimanche de ce 29 août, et avant de s'exprimer au 20H de TF1 ce soir, les deux pays élaborent un "projet de résolution", alors que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité doivent se réunir lundi. Objectif du texte : "Définir, sous contrôle onusien, une 'safe zone' à Kaboul qui permette de continuer les opérations humanitaires", selon le président de la République.

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L'Afghanistan aux mains des talibans

"C’est très important. Cela donnerait un cadre des Nations unies pour agir dans l’urgence, et cela permettra surtout de mettre chacun devant ses responsabilités et à la communauté internationale de maintenir une pression sur les talibans", a-t-il ajouté dans les colonnes de l'hebdomadaire.

Avant la date-butoir du 31 août prévue pour le retrait des soldats américains, et alors que la France a ainsi cessé ses opérations vendredi soir, et le Royaume-Uni samedi, le chef de l'État a annoncé le même jour que des discussions avaient été "entamées avec les talibans" pour "protéger et rapatrier des Afghanes et des Afghans" en situation de risque au-delà de mardi.

L'aide du Qatar pour négocier avec les talibans

À cette fin, la France compte sur l'aide du Qatar qui, grâce à ses bonnes relations avec les talibans, "a la possibilité d'aménager des opérations de pont aérien ou de réouverture de certaines lignes aériennes", a précisé Emmanuel Macron depuis Bagdad, où il assiste à un sommet régional.

Au Journal du Dimanche, le président de la République a dit imaginer des évacuations ciblées "qui ne se feront pas par l’aéroport militaire de Kaboul". "On verra si cela peut se faire par l’aéroport civil de la capitale ou par les pays voisins".

"Mon rôle n’est pas d’agiter les peurs chez nos compatriotes, c’est d’apporter des solutions "

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Dans le même dossier, mais côté France, au sujet de l'arrivée de réfugiés afghans, le chef de l'État a par ailleurs fustigé "une certaine forme de discours clientéliste qui agite les peurs"

"Mon rôle n’est pas d’agiter les peurs chez nos compatriotes, c’est d’apporter des solutions pour les résoudre", a-t-il ajouté, assurant vouloir "gérer cette pression migratoire avec humanité, fermeté, avec une capacité à protéger nos frontières comme il le faut, avec une solidarité entre Européens et une politique adaptée avec les pays de la région".

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