Afghanistan : il n'y aura "aucune complaisance" de la France avec les talibans, martèle Clément Beaune

Clément Beaune, secrétaire d'État aux affaires européennes

DIPLOMATIE - Le secrétaire d'État aux Affaires européennes a répété ce jeudi qu'il n'y aurait de la part de la France "aucune reconnaissance" ni "complaisance" avec le régime taliban à Kaboul.

"Avec les talibans, on ne discute pas." Voilà qui est parfaitement résumé et assumé. Invité sur franceinfo ce jeudi 19 août., Clément Beaune a réaffirmé la position de la France en Afghanistan, tout en défendant le ministère des Affaires étrangères, accusé d'être trop "naïf" via-à-vis des insurgés au pouvoir à Kaboul. Dans ce dossier, le secrétaire d'État aux Affaires européennes de la France est très clair. Il n'y aura "aucune reconnaissance" ni "complaisance" avec le régime taliban.

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"Il n'y a pas de 'talibanisme' soft"

Cet entretien arrive au lendemain de vives critiques à l'encontre du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, accusé de naïveté après avoir espéré voir naître un gouvernement taliban "inclusif" en Afghanistan. Mais "Jean-Yves Le Drian, qui connait par cœur les sujets internationaux, ne fait preuve d'aucune naïveté", a asséné le secrétaire d'État. Au quai d'Orsay, les choses sont très claires, "il n'y a pas de 'talibanisme' soft"

Alors comment expliquer l'optimisme de Jean-Yves Le Drian ? Selon Clément Beaune, le ministre a simplement partagé son espoir que "le processus politique qui se déroule entre Afghans depuis un certain nombre de mois" puisse "se poursuivre". "On a aujourd'hui le pire en Afghanistan. Si, au gouvernement, il y avait d'autres factions politiques que les talibans dans un gouvernement plus large, ce serait une un peu moins mauvaise nouvelle", a-t-il ainsi expliqué, disant traduire le fond de la pensée de Jean-Yves Le Drian.

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Quid dès lors de l'ouverture de discussions avec les talibans ? "Ce n'est pas du tout à l'ordre du jour", a-t-il conclu. Pour rappel, le locataire du quai d'Orsay avait posé mercredi cinq conditions préalables à une éventuelle reconnaissance internationale du régime des talibans, assurant qu'elles n'étaient pas remplies malgré les déclarations des nouveaux maîtres de Kaboul.

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