Afghanistan : la méga-bombe américaine a tué au moins 90 djihadistes

International

CONFLIT - La méga-bombe américaine larguée jeudi sur les positions du groupe Etat islamiste (EI) a fait au moins 90 tués parmi les djihadistes. Ces derniers continuent samedi de résister au "nettoyage" des forces afghanes et américaines.

La "mère des bombes" a fait des ravages dans les montagnes afghanes. Larguée jeudi sur les positions du groupe Etat islamiste (EI) dans l'Est du pays, la bombe hors-norme "made in USA" de près de 10 tonnes a fait selon les autorités locales au moins 90 tués parmi les djihadistes.

Selon les responsables afghans, le bilan a triplé comparé à celui avancé vendredi. Les forces afghanes épaulées par les Américains poursuivent également des "opérations de nettoyage" dans la région, fief de l'EI dans le pays qui semble avoir reçu des renforts venus du Pakistan voisin, selon un responsable local. Le groupe EI a démenti vendredi via son organe de propagande Amaq avoir subi des pertes dans ce bombardement.

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"Comme lors d'un tremblement de terre"

"A la suite du bombardement, des repaires stratégiques de Daech et un complexe profond de tunnels ont été détruits" avait indiqué vendredi le ministère afghan de la Défense dans un communiqué citant un bilan de 36 tués. L'explosion de la méga-bombe a résonné des kilomètres à la ronde et provoqué un grand embrasement dans cette région montagneuse isolée. Une vidéo publiée par l'armée américaine montre un panache de fumée s'élevant d'un terrain accidenté. Une source proche des insurgés afghans a indiqué à l'AFP sous couvert de l'anonymat que des habitants avaient senti le sol bouger "comme lors d'un tremblement de terre"; certains se sont même évanouis en raison de la puissance du souffle, selon cette source.

L'emploi de la bombe, conçue en 2002-2003 au début de la guerre en Irak, a été critiqué par certains dirigeants de la région. Mais le président afghan, Ashraf Ghani, l'a soutenu, de même que le commandant des forces américaines en Afghanistan, le général John Nicholson, pour qui "c'était la bonne arme contre la bonne cible".

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