Afghanistan : les images les plus marquantes d'une semaine de chaos depuis la prise de pouvoir des talibans

Afghanistan : les images les plus marquantes d'une semaine de chaos depuis la prise de pouvoir des talibans

PRISE DE POUVOIR - Des émeutes à l’aéroport de Kaboul en passant par la fuite du président Ashraf Ghani, retour en images sur les principaux événements depuis l'entrée des talibans dimanche 15 août à Kaboul.

Vingt ans après leur chute, les talibans ont repris la capitale afghane le 15 août dernier. Ils sont arrivés aux portes de Kaboul, après une offensive éclair entamée en mai à la faveur du début du retrait des forces américaines et de l'Otan.

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L'Afghanistan aux mains des talibans

En dix jours, ils se sont emparés de toutes les grandes villes sans rencontrer de grande résistance. 

Départ d'Ashraf Ghani

Dans la soirée du 15 août, l'ancien vice-président Abdullah Abdullah a annoncé que le président Ghani avait décidé de quitter le pays. Un porte-parole des talibans ordonne alors à ses forces de pénétrer dans les zones de la capitale abandonnées par l'armée afghane. La télévision montre des dirigeants talibans investissant le palais présidentiel. "Les talibans ont gagné", admet Ashraf Ghani sur Facebook. L'ex-président explique avoir fui pour éviter un "bain de sang"

L'aéroport pris d'assaut

Lundi 16, l'évacuation de diplomates, d'autres étrangers et d'Afghans s'est organisée dans l'urgence. Une marée humaine s'est précipitée à l'aéroport de Kaboul, donnant lieu à des scènes de totale anarchie. Face au chaos, tous les vols sont restés suspendus plusieurs heures, entraînant une cohue pour entrer dans les avions. 

Le chaos était tel que des avions ont dû décoller malgré la présence de centaines de civils sur la piste et l’armée américaine a été obligée de tirer des coups de feu pour rétablir le calme. Au moins douze personnes sont mortes à l’aéroport.

Cible de vives critiques, le président américain Joe Biden a "fermement" défendu lundi soir sa décision de retirer les troupes américaines d'Afghanistan, assurant que la mission de Washington n'avait jamais été d'y bâtir une nation démocratique mais "d'empêcher une attaque terroriste sur le sol américain". Les États-Unis continueront de s'engager pour les "femmes et les jeunes filles" d'Afghanistan, a-t-il promis lors d'une adresse à la nation.

Les femmes en ligne de mire

Dès le 17 août, les devantures de salons de beauté de Kaboul ont été couvertes de peinture noire afin de dissimuler les visages des mannequins. Durant les cinq ans au cours desquelles ils ont dirigé le pays, de 1996 à 2001, les talibans avaient imposé leur version ultra rigoriste de la loi islamique. Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, les filles d’aller à l’école. Les femmes accusées de crimes comme l’adultère étaient fouettées et lapidées.

La fuite en avant

Six jours après l'entrée des talibans dans Kaboul, des dizaines de milliers d'Afghans cherchent toujours désespérément à fuir leur pays, via un pont aérien "difficile" dont le président américain Joe Biden a reconnu ne pouvoir garantir "l'issue". Routes paralysées par la foule, avions-cargos pris d'assaut : les images du chaos à l'aéroport de Kaboul ne font que renforcer chaque jour le sentiment d'impréparation de l'opération d'évacuation.

Parmi les innombrables témoignages poignants, une image a particulièrement ému l'opinion, celle d'Afghans faisant passer un bébé en pleurs par-dessus la foule à l'aéroport et le donnant à un soldat américain. Selon le Pentagone, il a été soigné puis rendu à ses parents.

Vendredi 20 août, l'armée américaine a de son côté publié plusieurs photographies montrant ses soldats s'occupant d'enfants, dans l'enceinte de l'aéroport international Hamid Karzai. Parmi les nombreux clichés, on voit par exemple un marine lourdement équipé, portant son casque, sourire à un bébé qu'il serre dans les bras.

Evacués par hélicoptères

Les États-Unis à eux seuls prévoient de faire partir 30.000 personnes. Les évacués sont en majorité des citoyens américains que les talibans laissent entrer. Mais de nombreux Afghans, notamment ceux ayant travaillé pour les États-Unis et détenteurs d'un visa d'immigration spéciale (SIV) pour eux et leurs proches, ne peuvent pas accéder à l'enceinte sécurisée par plus de 5.000 militaires américains. Vendredi, l'armée américaine a dû déployer trois hélicoptères pour aller chercher dans un hôtel de Kaboul 169 Américains n'ayant pu se rendre à l'aéroport.

Une image qui a interpellé de nombreux internautes la comparant à la "chute de Saïgon" le 29 avril 1975. "Dure journée pour les États-Unis", a ainsi commenté l'un d'eux relayant un célèbre cliché pris pendant l’évacuation par hélicoptère de civils hors de l’ambassade américaine, au Vietnam, face à l’avancée de l’armée populaire.

Ce pont aérien est "l'un des plus importants et difficiles de l'histoire", a reconnu vendredi, dans sa seconde allocution télévisée en quelques jours, Joe Biden lors d'un discours à la Maison Blanche. "Je ne peux pas promettre ce qu'en sera l'issue finale" ni qu'il n'y aura pas "de risques de pertes" en vies humaines, a déclaré le président, assurant que les alliés de Washington ne remettaient pas en cause la "crédibilité" américaine de mener à bien cette opération. 

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