Afghanistan : Londres et Washington envoient des troupes pour évacuer leurs ressortissants

Afghanistan : Londres et Washington envoient des troupes pour évacuer leurs ressortissants

CONFLIT - 600 soldats britanniques et 3000 soldats américains vont être déployés temporairement à Kaboul pour évacuer leurs ressortissants, alors que le pays subit une avancée des talibans.

Alors qu’une dizaine de villes afghanes sont tombées aux mains des talibans en l’espace de quelques jours, la communauté internationale s’inquiète. Tour à tour, Londres et Washington ont annoncé jeudi 12 août l’envoi temporaire de troupes militaires à Kaboul, la capitale, pour faire évacuer leurs ressortissants. 

Dans le même temps, plusieurs États européens ont annoncé vendredi la fermeture de leur ambassade à Kaboul ou le retrait d'une partie de leurs employés se trouvant dans ces édifices.

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L'Afghanistan aux mains des talibans

Voilà plusieurs jours que Londres et Paris pays ont demandé à leurs ressortissants de quitter le pays immédiatement. Le ministre britannique de la Défense Ben Wallace a autorisé le déploiement de 600 soldats "pour soutenir la présence diplomatique à Kaboul, aider les ressortissants britanniques à quitter le pays et soutenir la relocalisation des anciens membres du personnel afghan qui ont risqué leur vie"

De son côté, le Pentagone a indiqué que 3000 soldats rejoindront les quelque 650 militaires encore présents en Afghanistan pour sécuriser l’évacuation d’une partie du personnel de leur ambassade. 3500 autres militaires seront envoyés au Koweït en renfort en cas de détérioration de la situation dans la capitale. "Il n’y a ni projet ni débat sur l’utilisation de l’aéroport de Kaboul comme une base d’où mener des frappes en Afghanistan et alentours", a assuré dans le même temps John Kirby, le porte-parole du ministère de la Défense.

Dix capitales provinciales en une semaine

La situation politique et militaire est chaotique dans le pays, alors que les talibans étaient presque arrivés aux portes de Kaboul vendredi, après s'être emparés de la ville de Pul-e-Alam, capitale de la province du Logar, située à seulement 50 kilomètres au sud de Kaboul. Ils contrôlent désormais près de la moitié des capitales provinciales afghanes, toutes tombées en seulement huit jours.

Les autorités locales ont proposé "aux talibans de partager le pouvoir en échange d’un arrêt de la violence dans le pays", d’après un négociateur du gouvernement participant aux pourparlers de paix au Qatar, à l’AFP. 

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L’Union européenne a quant à elle menacé les talibans d’un "isolement" et d’un "manque de soutien international" s’ils venaient à prendre le "pouvoir par la force". Dans un communiqué, le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a appelé les talibans à "reprendre des discussions" avec les autorités et réclamé "un cessez-le-feu complet et permanent". Par précaution, la France et le Danemark ont annoncé ce jeudi avoir suspendu en juillet les expulsions de migrants afghans déboutés de leur demande d’asile vers leur pays d’origine. Avec 8886 demandes formulées, l’Afghanistan était en 2020 le premier pays d’origine des demandeurs d’asile en France.

Plusieurs pays, dont les Pays-Bas, la Finlande, la Suède, l'Italie et l'Espagne, ont également annoncé vendredi la réduction au strict minimum de leur présence dans le pays, ainsi que des programmes de rapatriement de leurs employés afghans. L'Allemagne annonçait elle aussi qu'elle allait réduire son personnel diplomatique "au minimum absolu".

D'autres, dont la Norvège et le Danemark, ont préféré fermer provisoirement leurs ambassades. La Suisse, qui n'y dispose pas d'ambassade, a annoncé le rapatriement de quelques collaborateurs helvétiques et d'une quarantaine d'employés locaux. 

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