"C'est une question de vie ou de mort" : l'hôpital français de Kaboul craint le pire pour les enfants

"C'est une question de vie ou de mort" : l'hôpital français de Kaboul craint le pire pour les enfants

SOINS INFANTILES - Alors que les talibans approchent de la capitale afghane, l'infrastructure hospitalière française de Kaboul, l'une des plus performantes du pays notamment pour les enfants, redoute de devoir se soumettre aux insurgés islamistes.

Kaboul résiste encore. Mais la capitale de l'Afghanistan pourrait être la prochaine ville à tomber entre les mains des talibans. Après avoir opéré une offensive fulgurante en moins de huit jours en prenant le pouvoir dans près de la moitié des capitales provinciales du pays, les insurgés islamistes ne sont plus qu'à une cinquantaine de kilomètres de Kaboul. 

Alors que Washington, Londres et encore Paris évacuent leurs ressortissants en urgence, le responsable de l'hôpital français de Kaboul s'inquiète pour l'avenir de son infrastructure. "Cet hôpital, c'est la seule réanimation néonatale d'Afghanistan", rappelle Eric Cheysson, responsable de l'hôpital français de Kaboul sur LCI ce samedi. 

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L'Afghanistan aux mains des talibans

Une séparation probable entre hommes et femmes

Il pourrait connaître le même sort qu'un centre hospitalier de la capitale de la province Badakhshan, près de la frontière chinoise, désormais occupé par les talibans. Ces derniers y ont notamment séparé hommes et femmes, autant du côté des praticiens que de celui des patients. "Je pense que ce sera possible de rentrer dans ces règles" à Kaboul, déplore le médecin.

Toutefois, "ce qui nous intéresse le plus, c'est que la qualité des soins soit maintenue, que tout le monde soit accueilli. Mais surtout que toutes nos listes d'enfants, en attente d'une opération cardiaque, digestive ou encore neurologique, puissent continuer." "C'est une question de vie ou de mort", martèle-t-il.

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"Encore aujourd'hui, (l'un de nos) docteurs a opéré trois cœurs ouverts, trois gamins qui ont pu être sauvés", ajoute le Dr. Eric Cheysson. "Nous avons des listes d'attente considérables. Je ne suis pas là pour porter un jugement politique, mais je voudrais simplement que cet hôpital qui a été construit, équipé, et qui fonctionne, continue pour les (enfants) Afghans." 

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