Afghanistan : qui est le mollah Akhundzada, le nouveau chef des talibans ?

Afghanistan : qui est le mollah Akhundzada, le nouveau chef des talibans ?

PORTRAIT - Les talibans afghans ont nommé mercredi à leur tête le mollah Haibatullah Akhundzada. Un érudit en religion, qui aura pour mission d'éviter le morcellement du mouvement et de renouer - ou non - le dialogue avec le gouvernement afghan.

Kaboul, la capitale afghane, est régulièrement endeuillée par des attentats suicides. Sauf que celui qui s'est produit mardi a eu une portée particulièrement macabre : un kamikaze a provoqué la mort de onze civils, au moment même où les talibans ont rendu public le nom de leur nouveau chef, le mollah Haibatullah Akhundzada. Un érudit en religion qui succède au mollah Akhtar Mansour, tué samedi par un drone américain.

Ce nouvel homme fort du groupe djihadiste a été choisi à l'issue d'une "choura" (conseil central) de trois jours, convoquée dès le lendemain de la mort du mollah Akhtar Mansour. Haibatullah est tout sauf un inconnu, puisqu'il est l'ancien bras droit de Mansour. Pour l'épauler, la choura a désigné comme adjoints le mollah Yacoub, fils aîné du mollah Omar, et Sirajuddin Haqqani, chef du réseau insurgé du même nom et proche allié des talibans.

A LIRE AUSSI >>  Akhtar Mansour : le chef des talibans et ses 37 séjours à l'étranger

Un dignitaire religieux discret

Natif de Kandahar, berceau des talibans dans le sud de l'Afghanistan, le mollah Akhundzada n'a rien d'un foudre de guerre. Dignitaire religieux discret, il officiait comme juge chargé des affaires talibanes à l'époque du régime des fondamentalistes (1996-2001). Inconnu du grand public, l'homme bénéficie néanmoins d'une importante influence religieuse et dirigeait également le système judiciaire des insurgés.

Si le mollah tentera d'unifier un mouvement éparpillé depuis l'annonce de la mort de son prédécesseur, il devra surtout trancher l'épineuse question de l'opportunité de renouer le dialogue avec le gouvernement afghan pour tenter de mettre fin à l'insurrection. Sous le mollah Mansour, un bref dialogue de paix avait en effet été suspendu sine die l'été dernier et les efforts de Kaboul pour faire revenir les talibans à la table des négociations ont tous échoué.

EN SAVOIR + >>  Barack Obama confirme la mort du chef des talibans afghans

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Covid-19 : pourquoi le nombre de jeunes en réanimation continue d'augmenter ?

EN DIRECT - Vaccination contre le Covid-19 : près de 160.000 injections réalisées ces dernières 24 heures

La mort d'Olivier Dassault complique un peu plus la succession à la tête de l'entreprise familiale

Covid-19 : aux États-Unis, les personnes vaccinées peuvent se réunir sans masque

La vaccination obligatoire des soignants "reste une possibilité", rappelle Gabriel Attal

Lire et commenter