Afghanistan : Sonita a échappé au mariage forcé grâce à son rap

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SEPT À HUIT - Sonita a décidé de rompre avec la tradition en Afghanistan : elle a refusé le mariage forcé. En 2014, elle poste un clip de rap sur Youtube "Brides for sale" (mariées à vendre), dans lequel elle apparaît avec un visage tuméfié, un voile de marié et un code barre tatoué sur le front pour dénoncer cette pratique.

Sonita Alizadeh rappe pour les droits des femmes dans son pays d'origine : l'Afghanistan. Après avoir échappé à deux mariages forcés, elle vit aux Etats-Unis. "Je ne savais rien sur le mariage des enfants", explique la jeune femme de 18 ans, détaillant "je n’étais ni triste, ni effrayée, je pense seulement aux vêtements que j’allais porter". 


En Afghanistan, le mariage forcé des jeunes filles est une pratique courante permettant à la famille d’avoir de l’argent. Ainsi, l’UNICEF estime que près de 40% des jeunes filles de moins de 18 ans sont mariées de force. 

Ce qui va permettre Sonita Alizadeh d’échapper à cette tradition : son cahier des rêves. "Il y avait des photos de tout ce que je voulais avoir dans le futur, je ne pouvais pas accepter ce mariage, j’avais mieux à faire dans la vie", précise la jeune afghane. Son rêve : être rappeuse dans un pays où les femmes ne peuvent pas chanter en public. 


En 2014, elle sort un clip de musique "Mariées à vendre" qui fait le buzz sur la toile. Habillée d’une robe de marier, elle dénonce les mariages forcés qui font rage dans son pays d’origine : "Dans ma ville les femmes sont muselées/Cette tradition, je ne la comprends pas/C’est dur d’être enlacé par un homme qu’on ne connaît pas." 


Un documentaire lui est consacré et doit être montré à un festival du documentaire (IDFA) à Amsterdam, en novembre prochain. 

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