Afrique du Sud : un léopard tue un enfant de deux ans dans une réserve naturelle

International

ACCIDENT - En Afrique du Sud dans le parc national du Kruger, un léopard a réussi à pénétrer dans la zone d'habitation des employés et a tué un jeune garçon de deux ans et demi, jeudi 6 juin. L'animal a ensuite été traqué et tué.

Double drame pour le parc national sud-africain du Kruger, dans le nord-est du pays. Jeudi 6 juin, un léopard a franchi la clôture électrique d'une habitation du personnel de la réserve et a tué un garçon de deux ans et demi. "L'enfant n'avait que trente mois", ont indiqué les autorités du parc dans un communiqué, précisant que "le décès a été constaté par des médecins de l'hôpital où le garçon a été amené en urgence par sa famille".

L'animal a été traqué et abattu

L'enfant décédé était le fils d'un employé. Ike Phaahla, un porte-parole du parc, a déclaré que les circonstances exactes de la mort du bambin n'étaient toujours pas connues. Les léopards sont des animaux solitaires qui ont généralement peur des humains. Selon lui, un léopard n'aurait pas le courage d'attaquer un adulte mais pourrait "prendre le risque avec un enfant entre deux à six ans ".

Le parc Kruger, qui couvre près de 2 millions d'hectares et abrite près de 650 espèces différentes, est l'une des principales attractions touristiques de l'Afrique du Sud. "Dans les parcs comme le Kruger, les prédateurs interagissent avec des touristes et du personnel, ce qui peut parfois conduire des espèces comme le léopard à s'habituer à une présence humaine", ont expliqué les autorités du parc. "Le changement de leur comportement naturel peut alors mener à des accidents regrettables comme celui-ci."

Les visiteurs du parc suivent des règles strictes pour se protéger des animaux, comme les déplacements en groupes, a précisé Ike Phaahla. Le porte-parole a ajouté que les personnes travaillant dans le parc bénéficiaient de la plus grande protection possible grâce à un hébergement clôturé, afin d'empêcher les animaux d'entrer, mais que les léopards pouvaient y accéder en grimpant aux arbres. "Nous devons respecter le fait que ce sont des animaux sauvages", a-t-il déclaré. 

 "C'est un risque avec lequel nous vivons quotidiennement dans le cadre de la conservation de la faune", a estimé à son tour le directeur des parcs nationaux sud-africains, Fundisile Mketeni. Les autorités ont toutefois tenu à préciser que ces attaques restent extrêmement rares. Après l'attaque du félin mercredi soir, des gardes du parc ont traqué l'animal, avant de l'abattre pour éviter toute nouveau drame.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter