"Aidez-nous ! Révolution !" : à Beyrouth, Macron interpellé par des Libanais à bout de nerfs

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FOULE EN COLÈRE - Des Libanais ont profité de la visite du président français dans un quartier sinistré de Beyrouth pour réclamer l'éviction de leurs dirigeants.

"Le peuple veut la chute du régime". Lors d'une tournée dans le quartier chrétien de Gemmayzé, dévasté par les explosions survenues mardi au port de Beyrouth, faisant  plus de 137 morts, Emmanuel Macron a fait face ce jeudi à une foule ulcérée vis-à-vis de sa classe politique, quasiment inchangée depuis la fin de la guerre civile (1975-90) et accusée de corruption et de la négligence qui a mené à la catastrophe du 4 août.

"Aidez-nous! Révolution!", a crié la foule en colère, s'en prenant au président Aoun, traité de "terroriste", et demandant l'aide de la France pour évincer les dirigeants au pouvoir, selon une journaliste de l'AFP sur place.

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Prenant le temps d'échanger avec ces Libanais à bout de nerfs à plusieurs reprises, dans la cohue, Emmanuel Macron a assuré qu'il allait rencontrer "toutes les forces politiques" et proposer "un nouveau pacte politique" et demander à ses interlocuteurs officiels de "changer le système, d'arrêter la division (...), de lutter contre la corruption". A une habitante qui le conjurait de ne "pas donner d'argent au gouvernement", il a répondu : "Ne vous inquiétez pas".

La France, ancienne puissance mandataire du pays, et le Liban ont conservé de profonds liens, et Emmanuel Macron est le premier chef d'Etat à s'y rendre depuis le drame. Il s'est d'abord rendu au port, totalement ravagé par les explosions. Là, un secouriste français a estimé qu'il restait de "bons espoirs" de trouver des survivants - des dizaines de personnes sont toujours recherchées.

Emmanuel Macron a indiqué que son pays souhaitait "organiser la coopération européenne et plus largement (...) internationale", alors que des initiatives se multiplient dans le monde, notamment de la diaspora. Un engagement qui n'a pas forcément plu, du moins en France. Ainsi, l'insoumis Jean-Luc Mélenchon a mis en garde contre une "ingérence" de la France dans les affaires libanaises.

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