Alep : l'armée de Bachar el-Assad reprend le contrôle de la Vieille ville

DRAME D'ALEP - Les forces gouvernementales du régime de Bachar el-Assad ont pris le contrôle de la Vieille ville d'Alep. L'offensive avait débuté le 15 novembre dernier et a fait fuir au moins 80.000 personnes.

L'offensive du régime de Bachar el-Assad sur Alep se poursuit et selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les forces gouvernementales ont pris le contrôle de la totalité de la Vieille ville d'Alep après le retrait des rebelles face à la progression des troupes du régime dans la nuit de mardi à mercredi. Les combattants rebelles se sont retirés des parties de la Vieille ville qu'ils contrôlaient encore après la reconquête par l'armée d'el-Assad des quartiers voisins de Bab al-Hadid and Aqyul.


Un repli des rebelles qui s'expliquerait par la peur qu'un siège de l'armée se mette en place, indique l'OSDH. En effet, les troupes du régime et leurs alliés progressent rapidement dans la partie orientale d'Alep dont ils contrôlent désormais plus des trois-quarts, trois semaines après le lancement de leur vaste offensive pour reconquérir la totalité de la ville. Le régime syrien contrôle désormais toute la partie à l'est de la célèbre citadelle qui surplombe la deuxième ville de Syrie.

Dans la nuit, l'armée de Bachar el-Assad a mené d'intenses bombardements sur les zones contrôlées par les rebelles, dont le quartier de Al-Zabdiya, selon l'OSDH. Au moins 15 personnes, dont un enfant, ont été tués ce mardi 6 décembre dans Alep-Est. Trois enfants font partie des 11 personnes tuées par des tirs rebelles sur les quartiers d'Alep-Ouest contrôlés par le gouvernement. D'un point de vue humanitaire, la situation empire, du côté d'Alep-Est, zone contrôlée par les rebelles et cible de l'armée du régime syrien. 

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80.000 personnes ont fui Alep-Est depuis la mi-novembre

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ce sont près de 80.000 personnes qui ont fui à cause de cette opération de l'armée. Ces déplacés ont cherché refuge dans les quartiers gouvernementaux de l'ouest de la ville et dans les zones contrôlées par les forces kurdes, a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. Mais le chiffre ne comprend pas ceux qui se sont rendus dans d'autres quartiers rebelles.


 En effet, on estime que 250.000 personnes habitaient Alep-Est avant le début de l'offensive du régime. Un secteur assiégé depuis la mi-juillet où le manque de vivres et de médicaments se fait cruellement sentir. Cette offensive de l'armée de Bachar al-Assad est destinée à reprendre le contrôle de la deuxième ville syrienne. 

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Côté Ouest de la ville, les bombardements ont également fait des victimes. Ce lundi, deux femmes médecins de l'armée russe ont été tuées dans le bombardement de leur hôpital de campagne par les rebelles à Alep, selon Moscou. Un colonel russe, conseiller militaire en Syrie et l'un des plus hauts gradés de l'armée russe en Syrie a également été tué à Alep à la suite d'un bombardement des rebelles, a annoncé l'armée russe.


Plus d'une vingtaine de militaires russes sont morts en Syrie dans le cadre de l'intervention lancée le 30 septembre 2015 par la Russie pour soutenir le régime de Bachar al-Assad. Rouslan Galitskiï, dont la date de la mort n'a pas été précisée, commandait un régiment de chars basé à Oulan-Oude en Sibérie, selon des médias russes. La Russie a subi ses plus lourdes pertes le 1er août quand cinq personnes sont mortes dans le crash d'un hélicoptère, abattu dans le nord-ouest de la Syrie. 

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