Syrie : Washington reconnaît la frappe qui a touché une mosquée, mais nie l'avoir visée

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FLOU - Les forces armées américaines ont reconnu ce jeudi 16 mars avoir effectué une frappe aérienne dans le nord de la Syrie, à Al-Jineh, dans la province voisine d'Alep. Cependant, elles nient avoir visé la mosquée qui a été touchée par le raid. Selon une ONG locale, au moins 42 personnes auraient péri.

Ce jeudi 16 mars, l'armée américaine a reconnu avoir effectué une frappe aérienne dans le nord de la Syrie, à Al-Jineh, dans la province voisine d'Alep. Cependant, elle nie catégoriquement avoir visé la mosquée qui a été touchée par le raid, où au moins 42 personnes ont péri, selon une ONG locale. "Nous n'avons pas visé une mosquée, mais le bâtiment que nous avons ciblé, là où avait lieu le rassemblement (d'Al-Qaïda), se trouve à environ 15 mètres d'une mosquée qui est toujours debout", a indiqué le colonel John J. Thomas, porte-parole du Centcom, le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.


Plus tard dans la journée, le Centcom avait annoncé via un communiqué que  "les forces américaines (avaient) effectué une frappe aérienne sur un rassemblement d'Al-Qaïda en Syrie, le 16 mars, dans la province d'Idlib, tuant plusieurs terroristes". Néanmoins, le porte-parole du Centcom avait reconnu que la localisation précise de la frappe n'était pas des plus claires, mais qu'il s'agissait bien de la même que celle qui a touché la mosquée du village d'Al-Jineh. "Nous allons enquêter sur les allégations selon lesquelles cette frappe aurait fait des victimes civiles", a ensuite déclaré le colonel Thomas.

Des personnes toujours coincées sous les décombres

 Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire, a déclaré qu'une centaine de personnes avait également été blessée dans ces raids aériens, qui ont touché ce village sous contrôle des groupes rebelles. Selon des images diffusées par des opposants au régime, le bâtiment semblait entièrement détruit par l'attaque, contrairement à ce qu'avance le Centcom. Sur place, les secours tentaient encore vendredi matin de sortir des personnes coincées sous les décombres de l'édifice religieux, selon l'ONG. Plusieurs personnes seraient encore portées disparues.


"Nous avons entendu des explosions quand la mosquée a été frappée. C'était juste après la prière, à un moment où en général il y a des cours de religion pour les hommes", a témoigné Abu Muhammed, un habitant, auprès de l'AFP. "Quand je suis arrivé, j'ai vu 15 cadavres, et beaucoup de morceaux de corps, parmi les débris. Certains corps n'étaient même pas reconnaissables" a-t-il ajouté.

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