Algérie : une foule très importante à Alger pour le 9e vendredi de manifestations

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PROTESTATION - Pour le 9e vendredi consécutif, le centre-ville d'Alger est le théâtre de manifestations d'ampleur réclamant le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Pour le neuvième vendredi consécutif, les rues du centre-ville d'Alger sont noires de monde. Dans la capitale algérienne mais aussi dans d'autres villes, comme Oran (nord-ouest), Constantine,  Annaba (nord-est), Sétif ou El Oued, de nombreux manifestants ont réclamé le départ du pouvoir de l'ensemble de l'appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Aucun chiffre officiel n'est communiqué ni par les autorités ni par les organisateurs des manifestations, mais la mobilisation à Alger, où les artères du centre-ville sont saturées de manifestants, est comparable à celle des précédents vendredi, jugée historique par les observateurs.


À Alger, en fin d'après-midi, la situation semble calme. La police, accusée ces dernières semaines de tenter de réprimer les manifestations, s'est fait discrète. "Sylmiya (pacifiques) malgré la provocation et le gaz" lacrymogène, affiche une pancarte, tandis que des manifestants scandent "dégage Bensalah", à l'adresse du président de la Chambre haute, Abdelkader Bensalah, propulsé, conformément à Constitution, chef de l'Etat par intérim le 9 avril, après le départ du pouvoir de Bouteflika. Pour les manifestants, ce changement de visage n'est pas synonyme du changement de système qu'ils désirent. 

Alors que le président du Conseil constitutionnel, Tayeb Belaiz, proche du président déchu et personnage-clé de son appareil, a démissionné quelques jours auparavant, les manifestants réclament le départ de M. Bensalah, du Premier ministre Noureddine Bedoui et de l'ensemble des personnalités liées au régime Bouteflika. Avec Abdelkader Bensalah et Noureddine Bedoui, Tayeb Belaiz était l'un des "3B", membres du premier cercle autour de M. Bouteflika, dont la contestation exige désormais le départ.


Ils rejettent également la convocation d'une élection présidentielle le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, estimant que les structures et figures de l'ancien régime ne peuvent garantir un scrutin libre et équitable. Ils réclament un processus de transition géré par des structures ad hoc. 

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L'Algérie se soulève contre Bouteflika

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