Allemagne, Etats-Unis, France : qui dit quoi sur l'Ukraine ?

Allemagne, Etats-Unis, France : qui dit quoi sur l'Ukraine ?

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UKRAINE - Depuis samedi et le feu vert obtenu par Vladimir Poutine pour une intervention armée russe en Ukraine, les dirigeants du monde entier ne manquent pas de réagir. Angela Merkel, Barack Obama ou encore Laurent Fabius, qui dit quoi?

Vladimir Poutine est décidément au centre de toutes les discussions. Alors que le président russe a accepté "d'entamer le dialogue" au sein d'un "groupe de contact" à la suite de sa décision d'envoyer l'armée russe en Ukraine , de nombreux dirigeants n'ont pas attendu pour faire connaître leur position.

Pologne
Ce lundi, le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a indiqué que "la Russie subira de graves conséquences pour son intervention en Ukraine ". Sans mâcher ses mots, il a poursuivi : "Nous savons que chez les rapaces l'appétit vient en mangeant. L'enjeu pour le monde libre est de s'opposer à cette logique".

Allemagne
De son côté, Angela Merkel a déjà obtenu gain de cause. Le gouvernement allemand a indiqué que Vladimir Poutine avait accepté la proposition de la chancelière allemande "d'entamer le dialogue politique" avec la création d 'un "groupe de contact", sous la direction l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Etats-Unis
Attendu à Kiev ce mardi 4 mars, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a menacé Moscou "d'isolement" économique s'il ne retirait pas ses soldats de Crimée. Samedi, Barack Obama en personne s'était entretenu au téléphone durant 90 minutes avec Vladimir Poutine. Le président américain a également tenu à converser avec Angela Merkel, le Premier ministre britannique David Cameron ainsi que le président polonais Bronislaw Komorowski. Ce lundi, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils demandaient l'envoi "immédiat" en Ukraine d'observateurs de l'OSCE. Objectif : tenter de "veiller au respect de l'intégrité territoriale".

France
Ce lundi sur RTL, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a indiqué que "l'acceptation par le président russe Vladimir Poutine de la création d'un groupe de contact sur la crise en Ukraine, si elle se confirme, constituerait une avancée". Selon lui, "s'installer dans un pays contrairement au droit international, c'est violer la loi internationale". Concernant la suspension des contrats de livraison d'armes françaises à la Russie, le ministre des Affaires étrangères a jugé que cette question était pour l'heure "prématurée". Ce dernier a expliqué : "Nous n'en sommes pas là. Pour le moment, nous en sommes à essayer de stopper le mouvement russe en Ukraine et d'autre part, à établir le dialogue".

Ce lundi, les ministres européens des Affaires étrangères doivent se retrouver à Bruxelles. En dix jours, c'est la deuxième réunion d'urgence sur l'Ukraine.

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