Allemagne : le policier au délire cannibale devant la justice

Allemagne : le policier au délire cannibale devant la justice
International

JUSTICE – Un procès hors-normes s'est ouvert ce vendredi en Allemagne. Celui du policier Detlev Günzel, accusé d'avoir tué, dépecé et découpé en morceaux l'homme qu'il avait rencontré sur un site de cannibalisme.

C'est le procès de l'horreur poussée à son paroxysme qui s'est ouvert vendredi à Dresde, dans l'est de l'Allemagne. Detlev Günzel, un policier de 56 ans, comparaît pour avoir tué, dépecé, et découpé en petits morceaux Wojciech Stempniewicz, un consultant de 59 ans.

Les deux hommes avaient fait connaissance en octobre 2013 sur le forum d'un site consacré aux pratiques sexuelles extrêmes et au cannibalisme, le "numéro un sur la viande exotique". Leur échange s'était poursuivi un mois durant via des mails, textos et coups de téléphone. Jusqu'à leur rencontre physique le 4 novembre dernier, dans la maison du policier à Hartmannsdorf-Reichenau, où il tenait des chambres d'hôtes avec son compagnon d'alors.

Un film d'horreur

La suite de l'histoire sordide sera diffusée à l'audience dans un film de 50 minutes, réalisé par le tueur présumé lui-même, dans sa cave, et qualifié d'"horreur pure" par un enquêteur. Selon la presse allemande, on y voit Detlev Günzel, vêtu d'un simple caleçon, en train de démembrer sa victime suspendue à un crochet et bâillonnée les mains dans le dos. Les membres du corps seront ensuite sciés et enterrés dans le jardin.

Devant les enquêteurs, Detlev Günzel avait reconnu une partie des faits. Il s'est depuis rétracté, selon son avocat qui déroule une défense déroutante. D'après Me Wilhelm, les images prouvent que Wojciech Stempniewicz, suspendu à une poulie, n'a jamais perdu le contact avec le sol et aurait pu "mettre fin à la strangulation à tout moment". Au début de l'enquête, le chef de la police de Dresde avait laissé entendre que la victime avait exprimé le fantasme de se faire tuer et manger par un homme. Mais pour le parquet, cet argument ne tient pas la route.

Parties génitales manquantes

"Nous ne pensons pas qu'il s'agit d'un cas de suicide assisté", une qualification passible de cinq ans de prison, a-t-il indiqué à l'AFP. Le fait que la victime était apparemment consentante n'est pas entré en ligne de compte pour déterminer les charges retenues contre l'accusé". Le policier allemand est poursuivi pour "meurtre" et "atteinte à la paix des morts", faits pour lesquels il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. "Il voulait tuer cet homme et l'a coupé en morceaux", a souligné le porte-parole du parquet, Lorenz Haase. L'acte d'accusation évoque la "satisfaction d'un désir sexuel" comme mobile.

Ses penchants cannibales, n'ayant jamais pu être prouvés, n'ont eux pas été retenus contre lui. Selon la presse locale, le corps n'a pourtant pu être entièrement reconstitué, les parties génitales n'ayant notamment jamais été retrouvées.

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