Allemagne : un membre du SPD choisi comme futur président

Allemagne : un membre du SPD choisi comme futur président
International

ELECTIONS - Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a finalement été désigné lundi candidat de la coalition gouvernementale. Ce qui rend son élection à la présidence inéluctable.

Après des semaines de blocage, le parti conservateur de la chancelière allemande Angela Merkel, le CDU, et son allié bavarois (CSU) ont désigné ce 14 novembre le social-démocrate (SPD) Frank-Walter Steinmeier (SPD) comme candidat de la coalition gouvernementale. De facto, cela rend l'élection du chef de la diplomatie allemande à la présidence inéluctable. 

La chancelière allemande a donc fini par se ranger à l'avis du SPD, son partenaire minoritaire de coalition, faute d'avoir réussi à convaincre une personnalité de son camp de prendre la succession de Joachim Gauck, dont le mandat de chef d'Etat s'achève en mars 2017. 

Lire aussi

    Fonction présidentielle honorifique

    La tradition politique en Allemagne veut que les partis de la coalition - à l'heure actuelle les Unions chrétiennes conservatrices CDU et CSU et les sociaux-démocrates du SPD -, cherchent à se mettre d'accord sur une personnalité commune pour cette fonction surtout honorifique, censée être au-dessus des clivages partisans et représenter la conscience morale du  pays. C'est ce qui s'était produit notamment lors de l'élection de Joachim Gauck,  un ancien dissident de la RDA communiste. Le futur président doit être élu le 12 février par les parlementaires allemands, ceux de la chambre des députés et ceux de la chambre représentant les seize Lands. 

    Faute de candidat de renom dans ses rangs, Mme Merkel avait tenté en dernier ressort ces derniers jours de promouvoir la candidature d'un responsable écologiste, Winfried Kretschmann, le seul membre des Verts allemands à diriger un Etat régional allemand, celui du Bade-Wurtemberg. Mais la CSU s'y était opposée, arguant que les Verts étaient trop à gauche et qu'un tel choix aurait envoyé un signal trop clair du penchant des Unions chrétiennes pour une coalition gouvernementale avec les écologistes à l'issue des prochaines élections législatives de l'automne 2017, et non plus avec le  SPD. Or la CSU entend mener une campagne virulente contre la gauche.    

    Lire aussi

      En vidéo

      Allemagne : comment expliquer la cuisante défaite du parti de Merkel ?

      Sur le même sujet

      Et aussi

      Lire et commenter

      Alertes

      Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent