Allemagne : un néonazi avoue le meurtre d'un élu pro-migrants, deux autres suspects arrêtés

Allemagne : un néonazi avoue le meurtre d'un élu pro-migrants, deux autres suspects arrêtés
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ENQUÊTE - La police allemande a arrêté deux nouvelles personnes dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'un responsable politique pro-migrants, membre du parti d'Angela Merkel, par un sympathisant néonazi présumé, a indiqué le parquet jeudi. Ce dernier, déjà condamné pour des violences racistes, avait avoué l'homicide la veille.

Au lendemain des aveux d'un sympathisant néonazi présumé concernant le meurtre d'un élu pro-migrants du parti d'Angela Merkel, la police allemande a arrêté deux nouvelles personnes dans le cadre de l'enquête, a indiqué le parquet fédéral, en charge des affaires de terrorisme ce jeudi. Précédemment, plusieurs médias allemands avaient indiqué qu'un vendeur d'armes et un intermédiaire présumés avaient été placés en détention. 

Déjà condamné en 1993 pour une attaque à l'explosif contre un foyers d'étrangers, Stephan Ernst, 45 ans, qui revendique le meurtre de Walter Lübcke, élu local de la CDU en Hesse, a "déclaré avoir agi seul", avait indiqué mercredi le ministre de l'Intérieur, Horst Seehofer, à l'issue d'une réunion à huis-clos au Bundestag consacrée à cette affaire qui a choqué l'Allemagne. Le suspect, qui était sorti des radars des services de renseignements depuis plusieurs années, a été interpellé mi-juin. 

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Dès mercredi, le ministre avait assuré que l'enquête sur ce "meurtre politique" n'était pas achevée et portait sur la recherche d'éventuels complices, même si le suspect assure ne pas en avoir eu. Il a aussi promis des moyens supplémentaires pour lutter contre la droite radicale.

M. Lübcke, haut fonctionnaire territorial de 65 ans, avait été retrouvé mort le 2 juin sur la terrasse de sa maison à Wolfhagen, dans la banlieue de Kassel (ouest). Le défunt s'était fait remarquer sur la question migratoire en défendant la décision de la chancelière d'ouvrir les portes du pays en 2015 à des centaines de milliers de demandeurs d'asile. En octobre de cette année-là, il avait même invité les Allemands ne partageant pas ses valeurs à quitter le pays, ce qui lui avait valu les foudres de l'extrême droite et des menaces de mort.

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