Après l'annonce d'une quarantaine au retour, les Britanniques se ruent sur les trains et les ferries

Après l'annonce d'une quarantaine au retour, les Britanniques se ruent sur les trains et les ferries

DÉBANDADE - Alors que le Royaume-Uni a décidé d'imposer à partir de samedi une quarantaine pour tous les voyageurs revenant de France, y compris les Britanniques, des milliers de touristes tentent de rejoindre le pays en urgence.

Ils ont 24 heures pour rentrer chez eux. Sinon, ils devront respecter quatorze jours de confinement à leur arrivée. De fait, en France, tous les "indicateurs de suivi de l'épidémie" se "dégradent" pour reprendre les mots de la DGS. Raison pour laquelle le Royaume-Uni veut se prévenir d'un retour de voyageurs potentiellement malades. 

A partir de ce samedi 15 août, Londres va donc réimposer une quarantaine à tous les voyageurs, Britanniques compris, revenant de six pays supplémentaires, dont la France et les Pays-Bas, afin de limiter la propagation du coronavirus.  

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La France face à une 3e vague d'ampleur

Les navettes Eurotunnel complètes jusqu'à samedi

L'annonce, tombée jeudi soir, a provoqué un exode massif de touristes. Parmi les 500.000 voyageurs actuellement sur le sol français, nombreux sont ceux qui désirent écourter leur séjour afin d'éviter la quatorzaine. Ils se sont donc rués sur les billets. Preuve en est, vers 11 heures ce vendredi,  Eurotunnel a prévenu que "tous les shuttles sont complets jusqu'à samedi matin". "Il ne reste plus de ticket et nous n'en vendons pas sur place", a averti l'entreprise du tunnel ferroviaire qui passe sous la Manche, reliant les deux pays par train.

Les Eurostars sont également pris d'assaut, comme a pu le constater notre journaliste sur place. Ce vendredi matin, à la gare du nord à Paris, "il était très difficile de réserver un billet", avec des touristes inquiets, alpaguant des conseillers afin d'avoir des renseignements pour repartir au plus vite. Et pour les chanceux qui ont réussi à sauter dans un train, le voyage coûtera cher, avec des billets atteignant entre 250 et 350 euros en début de matinée. Auprès de LCI, un voyageur qui devait rentrer le samedi soir chez lui nous confie ainsi avoir "déplacé" son départ à la dernière minute. "Ça m'a coûté 116 euros."

Les compagnies de ferries doivent, elles aussi, répondre à la demande. Le port de Calais a donc annoncé avoir augmenté ses capacités de transport des passagers. "Les capacités seront portées de 500 à 750 passagers par ferry", a déclaré  le service communication du port, précisant que DFDS, l'une des compagnies, avait d'ores et déjà "doublé ses réservations". 

Une réactivité à la hauteur de la surprise. Comme le relève le président du port Jean-Marc Puissesseau : "On ne s'attendait absolument pas à ce que le Royaume-Uni fixe la limite des retours dès la nuit prochaine du 15 août", explique-t-il, soulignant que cette date est particulièrement "chargée" pour les compagnies. Le délai pour se préparer n'aide en rien. "C'est beaucoup trop court pour permettre à tous de s'organiser", regrette le patron du port, qui informe avoir "signalé ce regret à l'ambassadeur du Royaume-Uni". 

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