Après le meurtre de David Amess, le Royaume-Uni envisage une protection policière pour les élus

Après le meurtre de David Amess, le Royaume-Uni envisage une protection policière pour les élus

VIOLENCE POLITIQUE- Après le meurtre du député conservateur dans sa permanence vendredi, et avec le souvenir d'un précédent en 2016, le gouvernement britannique envisagerait de doter les élus d'une protection policière.

La ministre de l'Intérieur britannique Priti Patel étudie la mise en place d'une protection policière pour les élus, après le meurtre terroriste d'un parlementaire dans sa permanence. Le député conservateur David Amess avait été poignardé à mort dans sa permanence vendredi, rappelant au pays le traumatisme du meurtre de la députée travailliste Jo Cox il y a cinq ans. 

Interrogée ce dimanche sur Sky News, sur la possible mise en place d'une protection policière pour les élus, Priti Pratel a déclaré que "toutes les options [étaient] envisagées actuellement", en affirmant que des mesures avaient été prises immédiatement- sans toutefois les détailler. Le gouvernement britannique avoue chercher des solutions après un meurtre qui a secoué tout le pays. 

Le député conservateur David Amess, qui siégeait aux Communes depuis 38 ans, a été poignardé à mort alors qu'il recevait ses administrés dans sa permanence de Leigh-on-Sea.  Un homme de 25 ans avait été arrêté sur place, et l'enquête révèlerait selon les premiers éléments connus "une motivation potentiellement liée à l'extrémisme islamiste". Ce meurtre d'un élu rappelle celui de Jo Cox il y a cinq ans : cette députée travailliste de 38 ans avait été assassinée par un sympathisant néo-nazi en juin 2016, à une semaine du référendum sur le Brexit, elle aussi lors d'une permanence dans son fief de Birstall.

"Nous avons tous changé nos façons de travailler" depuis l'assassinat de Jo Cox, "en raison de l'évolution des menaces dans la société", a déclaré ce dimanche Mme Patel, expliquant par exemple que les députés demandaient davantage à leurs administrés de prendre rendez-vous à l'avance pour les rencontrer. C'est exactement ce qu'a fait l'assassin présumé de David Amess, qui avait réservé une semaine à l'avance un rendez-vous avec le député, puis avait patiemment attendu son tour dans la file d'attente avant de sortir un couteau et de le poignarder à de multiples reprises.

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La ministre de l'Intérieur britannique a aussi été questionnée sur l'efficacité du programme Prevent, destiné aux personnes présentant un risque de radicalisation, que le suspect arrêté avait suivi avec peu d'assiduité. Priti Pratel s'est contentée de rappeler que ce programme faisait en ce moment l'objet d'un examen indépendant.

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