Assassinat de Kim Jong-Nam : le demi-frère de Kim Jong-Un informait la CIA, selon des anciens agents américains

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NOUVELLES RÉVÉLATIONS - Corroborant la thèse de plusieurs analystes, et une information du Times, une source anonyme "proche du dossier" affirme au Wall Street Journal que le demi-frère du dictateur nord-coréen était lié, jusqu'à son assassinat en 2017 en Malaisie, à la célèbre agence américaine du renseignement.

"Il y avait un lien". Corroborant la thèse de plusieurs analystes, et un article paru dans la presse britannique le 7 juin dernier, une source anonyme "proche du dossier" affirme que Kim Jong-Nam, le demi-frère du dictateur nord-coréen Kim Jong-Un, informait jusqu'à son assassinat en 2017 en Malaisie, la célèbre agence américaine du renseignement, la CIA.


Si les détails sur ce rôle d'informateur restent flous, "plusieurs anciens responsables américains ont dit que le demi-frère, qui a vécu hors de Corée du Nord pendant de nombreuses années et qui n'avait aucune base connue à Pyongyang, ne serait probablement pas en mesure de fournir des détails sur le fonctionnement interne de ce pays secret", rapporte lundi le Wall Street Journal, trois jours après que le Times ait lui-même consacré un article à cette nouvelle révélation. Quand il s’est rendu à Kuala Lumpur, ville où il a été empoisonné , le demi-frère en exil du leader nord-coréen avait ainsi selon toute vraisemblance rendez-vous avec son contact de l’agence américaine de renseignement.

Toujours selon le Wall Street Journal, le demi-frère en exil de Kim Jong-un était "certainement" en contact avec les services d’autres pays, la Chine en particulier. Ce sont ses liens probables avec des gouvernements étrangers qui, de l'avis de plusieurs experts, auraient notamment motivé la spectaculaire opération d'élimination de celui qui critiquait la dynastie au pouvoir à Pyongyang.


Pour rappel, selon plusieurs responsables sud-coréens et américains, le meurtre de Kim Jong-nam, tombé en disgrâce dans les années 90 avant de partir se réfugier à l'étranger, a été commandité par la Corée du Nord, qui rejette cette allégation. Les jeunes femmes accusées de lui avoir jeté au visage un agent neurotoxique, le VX, ont toujours clamé leur innocence, expliquant avoir été manipulées par des agents nord-coréens. Elles ont été libérées au cours de leur procès en mars et en avril.

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