Attaque à la machette à Charleroi : Daech revendique les agressions

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FAITS DIVERS - Une enquête a été ouverte par la justice belge pour "tentative d'assassinat terroriste", au lendemain de l'attaque contre deux policières par un homme armé d'une machette. Dimanche après-midi, l'organisation Etat islamique a revendiqué l'attaque.

Une des policières souffre de plaies profondes au visage. Une enquête a été ouverte par la justice belge ce dimanche pour "tentative d'assassinat terroriste", au lendemain de l'attaque contre deux policières par un homme armé d'une machette, a annoncé le Premier ministre belge Charles Michel. "Nous avons été informés par le parquet fédéral qu'une enquête a démarré immédiatement pour tentative d'assassinat terroriste (...) compte tenu d'un certain nombre d'éléments apparus immédiatement", a indiqué le Premier ministre devant la presse. 

Samedi 6 août, l'agresseur est arrivé aux alentours de 16 heures devant l'hôtel de police. "Il a immédiatement sorti une machette du sac de sport qu'il portait et il a porté des coups très violents au visage de deux policières qui se trouvaient de faction en face de l'hôtel de police", expliquait le porte-parole de la police de Charleroi David Quinaux, au micro de RTL-TVI.

L'agresseur identifié, Daech revendique l'attaque

Ce dimanche après-midi, le parquet fédéral belge donne des informations sur l'identité de l'homme abattu par la police. "L'agresseur a été identifié, il s'agit de K.B., un homme âgé de 33 ans, de nationalité algérienne, qui séjournait en Belgique depuis 2012", a détaillé le parquet dans un communiqué, ajoutant que "deux perquisitions ont déjà été effectuées dans l'arrondissement de Charleroi", la ville wallonne où a eu lieu l'agression.

Des "indices permettant de considérer que l'attaque ait pu être inspirée par un motif terroriste", le parquet fédéral a repris l'enquête menée initialement par le parquet de Charleroi. "Un juge d'instruction spécialisé en matière de terrorisme a été saisi", a-t-il précisé dans son communiqué. Peu après la diffusion de ces informations, l'organisation Etat islamique a diffusé un communiqué revendiquant l'attaque à travers son agence Amaq. "L'assaillant de Charleroi est un soldat de l'EI qui a mené cette opération en réponse aux appels pour attaquer la population des pays de la coalition croisée", écrit l'agence de propagande.

Réuni dès samedi, l'organisme indépendant chargé de l'évaluation de la menace terroriste en Belgique a décidé, comme attendu, de maintenir son niveau inchangé. Celui-ci se situe au niveau 3 pour le pays de manière générale (correspondant à une menace "possible et vraisemblable"), sur une échelle en comprenant quatre. Concernant spécifiquement les policiers, ce niveau est maintenu un cran en-dessous, à un niveau 2.

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