Attaque à la voiture piégée au Mali, six soldats français et quatre civils blessés

Attaque à la voiture piégée au Mali, six soldats français et quatre civils blessés

ARMÉE - Une voiture piégée a explosé lundi à proximité d'un véhicule de la force Barkhane à Gossi, dans le centre du Mali, blessant des soldats français et des civils.

Alors qu'il était en mission de reconnaissance "pour sécuriser les alentours de la base opérationnelle avancée de Gossi", un véhicule de la force Barkhane a été attaqué par un "véhicule-suicide", a indiqué l'État-major français. Lors de cette attaque, des civils maliens ainsi que des militaires de la force anti-djihadiste française au Sahel ont été blessés puis déplacés par hélicoptère vers la base de Barkhane à Gao, où se trouve l'hôpital militaire. 

"En début de matinée, un véhicule suicide a attaqué un véhicule de la force Barkhane alors en mission de reconnaissance pour sécuriser les alentours de la base opérationnelle avancée de Gossi", détaille l'état-major dans un courriel adressé à la presse, confirmant des informations de responsables locaux. "Six militaires français et quatre civils maliens dont un enfant ont été 

blessés" quand la voiture piégée bourrée d'explosifs a détonné à proximité d'un véhicule de l'avant blindé (VAB) français, selon l'état-major, qui précise que "le pronostic vital des blessés" évacués vers les hôpitaux militaires de Gao (Nord) et Gossi "n'est pas engagé".

Une attaque à l'heure où la France restructure ses forces au Sahel

Selon Wassim Nasr, journaliste et veilleur analyste spécialiste des mouvements djihadistes pour France 24, une attaque à la voiture piégée contre Barkhane, "en ville", serait rare. Elle arrivere au lendemain du premier discours du nouveau chef d'Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique), qui a succédé à Abdelmalek Droukdel, tué par les forces françaises il y a un an

Cette attaque intervient également à l'heure où la France se prépare à entamer un désengagement progressif du Sahel. La force Barkhane (5100 hommes actuellement) va disparaître au profit d'un dispositif recentré sur la lutte antiterroriste et l'accompagnement au combat des armées locales, via le groupement de forces spéciales européennes Takuba qui doit encore monter en puissance.

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Selon le projet étudié par Paris, la France prévoit de quitter des bases du nord du Mali, que sont Tessalit, Kidal et Tombouctou d'ici à fin 2021, pour concentrer sa présence sur les emprises de Gao et Ménaka, plus proches de la zone dite des "trois frontières", aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, ainsi qu'à Niamey, la capitale du Niger. 

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