Attaque chimique en Syrie : les Etats-Unis affirment que des enregistrements prouvent la culpabilité du régime d'Assad

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Frappes américaines en Syrie

PREUVES – Les Etats-Unis assurent ce jeudi que le régime de Bachar al-Assad est bel et bien responsable de l’attaque chimique perpétrée le 4 avril à Khan Cheikhoun. Les services de renseignement disent avoir capté des conversations entre les pilotes syriens auteurs du bombardement et des spécialistes en armes chimiques.

Les preuves s’accumulent contre Bachar al-Assad. Alors que la Turquie et le Royaume-Uni avaient déjà confirmé que du gaz sarin avait bien été utilisé lors de l’attaque chimique perpétrée le 4 avril dernier à Khan Cheikhoun (87 morts, dont 31 enfants), en Syrie, les Etats-Unis assurent ce jeudi disposer d’arguments irréfutables plaidant pour la responsabilité directe de Damas. 

Selon CNN, citant les services de renseignement américains qui se basent sur des enregistrements de conversations, les pilotes auteurs du bombardement ont multiplié les contacts avec des spécialistes en armes chimiques. Ces derniers devaient, selon Washington, les conseiller avant de mener l’offensive. 

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Pas de preuve de l’implication de la Russie

Les autorités américaines précisent qu’elles n’étaient pas au courant de l’opération et que c’est en analysant les informations captées continuellement qu’elles ont réussi à obtenir ces preuves. Elles n’ont en revanche pas trouvé de trace d’une quelconque implication russe. Mais, d’après un responsable de sécurité interrogé par CNN, cette absence de traces pourrait toutefois être due à la (très) grande discrétion observée par Moscou. De son côté, la Russie - comme la Syrie d’ailleurs - nie toujours toute participation à l’attaque. 

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Ce qui n’empêche pas le pays des Tsars de s’opposer à l’ouverture d’une enquête. Et de fait : au même moment, à New-York, le représentant de Vladimir Poutine aux Nations unies a une nouvelle fois usé de son droit de veto concernant un projet de résolution du Conseil de sécurité présenté par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, visant à faire la lumière sur les faits. Il s'agit du huitième veto russe à l'ONU sur le dossier syrien depuis le début de la guerre en mars 2011. 

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