Attaque d’une synagogue à Jérusalem : la crainte de l'escalade

Attaque d’une synagogue à Jérusalem : la crainte de l'escalade

CONFLIT - Après l'attentat meurtrier contre une synagogue, Israël a promis d'être encore plus ferme envers les Palestiniens. Ceux-ci renvoient la responsabilité des tensions dans la Ville sainte, où cette attaque fait craindre que le conflit ne prenne une dangereuse dimension religieuse.

En septembre 2000, la visite du chef du Likoud, Ariel Sharon, sur l’Esplanade des Mosquées avait servi d’étincelle au déclenchement de la seconde Intifada. Une quinzaine d’années plus tard, l’hypothèse d’un soulèvement palestinien dans la "ville trois fois sainte" refait surface. Car les attentats se multiplient depuis cet été, franchissant ce mardi un nouveau seuil dans l’horreur.

17 morts ces dernières semaines

A l’heure de la prière du matin, deux Palestiniens se sont en effet introduits dans une synagogue du quartier ultra-orthodoxe de Har Nof, à Jérusalem-Ouest. Armés de hachoirs et de pistolets, les assaillants ont eu le temps de tuer quatre fidèles avant d'être abattus par la police. Une agression d’une rare violence, qui pourrait aggraver encore la situation dans la Ville sainte, entrée début juillet dans un engrenage de la violence  : celui-ci a débuté avec l'assassinat d'un adolescent palestinien brûlé vif par des extrémistes juifs, qui voulaient venger la mort de trois jeunes Israéliens enlevés et tués par des Palestiniens. Au total, 17 personnes sont mortes ces dernières semaines. Et des affrontements entre les émeutiers et les forces de l’ordre ont lieu presque chaque soir dans les rues de Jerusalem-Est.

EN SAVOIR + >>  VIDÉO - Jérusalem : une synagogue attaquée, au moins 4 morts

Déjà pesant, le climat s'est considérablement alourdi avec la guerre extrêmement meurtrière à Gaza. Celle-ci a également laissé des traces côté politique, les deux camps ne cessant de jeter de l’huile sur le feu. En Israël, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, a promis de réagir mardi avec "une main de fer", après avoir multiplié ces derniers jours les marques de fermeté : démolition programmée des maisons de "terroristes", sanctions renforcées contre les jeteurs de pierres, amendes pour leurs parents et une obscure "mise hors la loi des éléments qui attisent les troubles à Jérusalem".

Les deux principaux mouvements islamistes palestiniens ne sont pas en reste. Le Hamas "appelle à poursuivre les opérations", alors que le Jihad islamique a vu dans l'attaque "une réponse naturelle aux crimes de l'occupant". Seul le président palestinien, Mahmoud Abbas, a condamné "le meurtre de fidèles priant dans une synagogue". Dans ce contexte, les appels à la reprise du dialogue après l’échec en avril des négociations de paix bilatérales risquent de rester sans réponse.

EN SAVOIR + >> Reconnaissance de l’Etat palestinien : pourquoi est-ce si compliqué pour la France ?

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