"Trump, tu as échoué à protéger ton pays" : des détails émergent sur le suspect dans l'attentat de New-York

"Trump, tu as échoué à protéger ton pays" : des détails émergent sur le suspect dans l'attentat de New-York

ENQUÊTE - L'homme à l'origine de l'explosion survenue lundi dans une gare routière de Manhattan à New York est un immigré bangladais arrivé aux Etats-Unis il y a sept ans. Il s'est radicalisé à partir de 2014, a annoncé ce mardi la justice américaine.

Une lente radicalisation. Au lendemain de l'attentat qui s'est déroulé dans un terminal de bus new-yorkais à proximité de Time Square, des éléments de personnalité de l'immigré bangladais à l'origine de l'acte commencent à faire surface. Selon le procureur fédéral de Manhattan, la radicalisation d'Akayed U. , arrivé aux Etats-Unis en 2011, remonte à "au moins 2014". C'est là qu'il a commencé à regarder sur internet de la propagande diffusée par l'EI, selon la plainte du procureur. 

Il a commencé à réunir "il y a deux à trois semaines" le matériel nécessaire à la fabrication d'une bombe artisanale - des guirlandes électriques, une pile de 9 volts, des vis de métal - qu'il a assemblé dans son appartement, selon les enquêteurs. Juste avant l'explosion de sa bombe lundi, il a posté un message sur Facebook mettant en cause le président américain : "Trump, tu as échoué à protéger ton pays". Ainsi qu'une autre déclaration destinée aux partisans du groupe djihadiste "pour signifier qu'il avait mené cette attaque au nom de l'EI", toujours selon la plainte.      

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Une radicalisation aux Etats-Unis

Les informations diffusées par le procureur semblent ainsi confirmer qu'Akayed U. s'est radicalisé durant le temps qu'il a pensé aux Etats-Unis. En effet, un haut-responsable bangladais du contre-terrorisme à Dacca avait confirmé que son nom ne figurait pas "sur notre longue liste de personnes radicalisées ou membres de groupes terroristes", même si les autorités de ce pays en majorité musulman continuent à creuser. Mardi, elles ont notamment questionné sa famille restée à Dacca, à commencer par sa femme de 25 ans et son père, même si aucun des deux n'était suspect. 

Akayed U., qui selon un ami de la famille s'est marié en janvier 2016 mais a laissé sa femme au Bangladesh, revenait régulièrement dans son pays, confronté à une série d'attaques djihadistes ces dernières années. Son dernier voyage au pays remonte à septembre, après la naissance de son premier fils, lorsqu'il a passé un mois en famille, selon cette connaissance, qui assure qu'il prie "cinq fois par jour à la mosquée". Après son arrivée à New York avec un visa de regroupement familial - son oncle, naturalisé américain, était déjà installé à Brooklyn selon le New York Times - Akayed U. a commencé comme chauffeur de taxi, avant de travailler en tant qu'électricien. Ces derniers temps, il vivait dans un quartier de Brooklyn à forte population bangladaise, dont il fréquentait la mosquée, selon des riverains cités par les médias new-yorkais.

Ces éléments sur sa radicalisation passée apparemment inaperçue à Brooklyn pourraient inquiéter la police new-yorkaise, dont les moyens anti-terroristes ont été considérablement renforcés depuis les attentats du 11-septembre.

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