Attentat de Berlin : Anis Amri serait passé par la France durant sa cavale

TERRORISME - La presse italienne affirme que l'auteur présumé de l'attentat de Berlin, abattu cette nuit à Milan, avait dans son sac à dos un billet de train reliant Chambéry à Milan, en passant par Turin. Il aurait également pris un premier train de la gare Lyon Part-Dieu pour rejoindre Chambéry.

Quel a été l’itinéraire d’Anis Amri, l’auteur présumé de l’attentat de Berlin ? Vendredi, le ministre italien de l'Intérieur, Marco Minniti, a confirmé que l’homme abattu dans la nuit de jeudi à vendredi à Milan était "sans l'ombre d'un doute" le suspect de l’attaque terroriste. Mais il n’a pas précisé le parcours emprunté par le Tunisien, qui s’est donc retrouvé en Italie trois jours seulement après l’attaque en Allemagne. Les autorités allemandes, interrogées sur le sujet par des journalistes lors d'une conférence de presse, n’ont de leur côté pas souhaité répondre.


Selon la presse italienne pourtant, Anis Amri avait dans son sac un billet de train en provenance de Chambéry. D’après la Repubblica et el Corriere, le suspect serait ainsi monté à Chambéry, dans l'est de la France, passé par Turin avant d'arriver jeudi soir à Milan. Selon Europe 1, il serait arrivé dans la cité des Alpes depuis un train en provenance de Lyon Part-Dieu. C'est là que l'homme de 24 ans aurait acheté, en liquide, un billet de train pour Milan, arrivant sur place à 21h50. 


De quoi s'interroger sur de possibles failles de sécurité, alors que la France se trouve en plein état d’urgence et au moment où les contrôles aux frontières de l’Hexagone ont été renforcés au soir de l'attentat de Berlin, selon une note du ministère de l’Intérieur.

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Pour l’ancien commandant du GIGN Frédéric Gallois, interrogé par LCI, il faudra s'interroger sur les "filtres sécuritaires" qui n’ont visiblement pas "fonctionné correctement". "Quel que soit l’itinéraire emprunté", l’homme a "potentiellement pu traverser plusieurs frontières", a-t-il développé. 


 En déplacement à la gare de Lyon ce vendredi, Bruno Le Roux a annoncé que quelque 91.000 policiers, gendarmes et militaires seront mobilisés à l'occasion du week-end de Noël pour assurer la sécurité des Français. Et le ministre de l’Intérieur d’assurer que face à une "menace forte, notre réponse n'a jamais été aussi forte". 


Anis Amri a été abattu lors d'un contrôle de police de routine et a sorti "sans hésiter" une arme, ont indiqué les autorités italiennes. Des empreintes digitales du Tunisien avaient été retrouvées sur le camion qui a foncé dans la foule lundi soir à Berlin. L'homme faisait l'objet d'un avis de recherche européen et d'un mandat d'arrêt. Des images d'une caméra de surveillance l'avaient montré devant une mosquée de Berlin, présentée comme un lieu de rassemblement islamiste, quelques heures après l'attaque, selon la chaîne publique allemande Rbb. Une information démentie par la police berlinoise.


Une série de dysfonctionnements ont en tout cas permis au terroriste présumé de se volatiliser sans être inquiété durant 24 heures après l’attentat. Un "suspect" avait en effet été arrêté par la police allemande avant d'être finalement relâché et mis hors de cause. Avant de s'installer en Allemagne en juillet 2015, Anis Amri aurait passé quatre ans en Italie, peu après être arrivé de Tunisie sur l'île de Lampedusa en 2011. 

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