Émotion, fake news, témoignages... : les réseaux sociaux au cœur de l'attentat de Londres

Émotion, fake news, témoignages... : les réseaux sociaux au cœur de l'attentat de Londres

INTERNET - Comme après chaque attaque terroriste, Twitter ou encore Facebook se sont rapidement fait l'écho des événements tragiques qui se sont déroulés mercredi 22 mars à Londres. Ainsi, en quelques heures le hashtag "Pray for London" ("Priez pour Londres") a fleuri sur la toile.

C'est presque devenu une habitude... malheureusement. A force de répétition, les réseaux sociaux commencent à être ritualisés après chaque attentat d’envergure. Pendant et après les faits, ils permettent d'abord de s’organiser, par exemple, en faisant connaître aux habitants les lieux à éviter, ou encore de dire qu’on est vivant, grâce au Safety Check mis, encore une fois, en place par Facebook.

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Ensuite, ils servent à essayer de s’informer dans l’instantanéité, et de surfer dans le flot des fausses informations, des rumeurs et des hoax. Ainsi, très rapidement après l'attaque de Londres, le nom d'un prédicateur islamiste a été relayé sur Twitter comme étant celui de l'assaillant. Un "suspect" qui serait pourtant toujours en prison, selon son avocat.

Autre "fake news", celle du fils de Donald Trump. Moins de trois heures après l’attaque de Londres, Donald Trump JR s'en est pris au maire de Londres : "C’est une plaisanterie ! ? Le maire de Londres Sadiq Khan dit que les attaques terroristes font partie de la vie dans les grandes villes", a-t-il écrit, en partageant un article de The Independent. Problème, cette déclaration du maire de Londres date en fait du 22 septembre 2016, après une attaque à New York. 

Partager son émotion

Les réseaux sociaux servent, enfin, de soupape pour partager son émotion, sa solidarité, sa colère, ou encore son effroi. Ainsi, moins de 24 heures après l'attaque de Londres, ce jeudi matin, de nombreux dessins, montages, et appels à l’unité ont envahi Twitter et Facebook

Et comme pour les autres villes meurtries par le terrorisme islamiste, Paris, Bruxelles, Istanbul, Nice, Berlin, Beyrouth, Bagdad, un hashtag : "Pray for London" ("Priez pour Londres") a été associé aux messages de soutien, agrémenté d'une photo, d'un dessin, en passant par son image de profil.

Certains internautes se sont également emparés du désormais classique "Je suis..." qui a toujours de nombreux adeptes. Cela ne s'est pas démenti après l'attaque de Londres.

D'autres ont détourné le célébre logo du métro londonien, avec un téméraire "We are not afraid" ("Nous n'avons pas peur"), à la place du nom de la station.

Toujours dans la même veine, d'autres encore ont tweeté avec #LondonStrong  ("Londres est fort").

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