Attentats de Paris : aux Etats-Unis, des gouverneurs ne veulent plus accueillir de réfugiés syriens

Attentats de Paris : aux Etats-Unis, des gouverneurs ne veulent plus accueillir de réfugiés syriens

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ETATS-UNIS - Un certain nombre d'Etats américains ont annoncé qu'ils refuseraient d'accueillir les réfugiés fuyant la guerre en Syrie et en Irak, par crainte d'attentats sur leur propre sol.

Les réfugiés syriens font les frais des attaques qui ont frappé Paris vendredi soir. Outre-Atlantique, plus de 20 gouverneurs on fait savoir lundi qu’ils n’entendaient plus les accueillir sur leur territoire, expliquant craindre que de potentiels terroristes de l'Etat islamique en profitent pour s’introduire sur le territoire américain. Cinq des huit auteurs des attaques ont été identifiés, dont au moins trois auraient séjourné en Syrie. Et l'un d'entre eux, Ahmad al Mohammad, 25 ans, né à Idlib en Syrie, avait été contrôlé en Grèce en octobre.

L'accueil des réfugiés "ne respecte pas la sécurité des Américains"

Le président de la commission de la Sécurité intérieure de la Chambre des représentants, Michael McCaul, a appelé lundi Barack Obama à suspendre l'accueil de réfugiés syriens, organisé "sans respecter la sécurité des Américains". Un appel auquel s'est joint le gouverneur du Texas, Greg Abbott, qui redoute que "la compassion humanitaire américaine (soit) exploitée pour exposer les Américains à un danger mortel similaire." Dans un courrier adresse au président des Etats-Unis, il annonce qu'il "n'acceptera pas de réfugiés de Syrie". Plusieurs candidats républicains ainsi qu'un certain nombre de gouverneurs des quatre coins du pays se sont également ralliés à ce mot d'ordre.

S'ils redoutent tant que des terroristes se cachent parmi les réfugiés, c'est que leur nombre doit fortement augmenter dans les prochains mois. Début septembre, les Etats-Unis annoncé qu'ils accueilleraient 10.000 réfugiés syriens l'an prochain, contre 1800 seulement depuis 2011. Une hausse qui ne manque pas d'effrayer les leaders républicains. La Maison Blanche multiplie donc les efforts pour dissiper les craintes de ses concitoyens. Le conseiller adjoint à la sécurité nationale de Barack Obama, Ben Rhodes, a ainsi estimé dès dimanche que le pays ne courait pas de risque, car le nombre de réfugiés à accueillir aux Etats-Unis est limité et le processus de contrôle "solide". Et lundi, c'est le Président lui-même qui, depuis la Turquie, a appelé chacun à "ne pas fermer son coeur" à ceux qui fuient la guerre en Syrie. "Les gens qui fuient la Syrie sont ceux qui souffrent le plus du terrorisme, ce sont les plus vulnérables".

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