Au Mali, la France annonce la mort d'un haut responsable proche d'Al-Qaïda et d'une trentaine de djihadistes

Au Mali, la France annonce la mort d'un haut responsable proche d'Al-Qaïda et d'une trentaine de djihadistes

OPÉRATION - L’armée française engagée au Mali a éliminé un haut responsable lié à Al-Qaïda ainsi qu’une trentaine de djihadistes, a annoncé la ministre Florence Parly vendredi 13 novembre.

La France a annoncé vendredi 13 novembre avoir "neutralisé" au Mali un haut responsable proche d’Al-Qaïda et une trentaine de djihadistes dans deux opérations distinctes. Dans un communiqué, la ministre des Armées s’est attardée sur la mort le 10 novembre de Bah ag Moussa, chef militaire du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), un groupe djihadiste affilié à Al-QaÏda, "cadre historique de la mouvance djihadiste au Sahel" et "notamment chargé de la formation des nouvelles recrues". Selon le groupe de réflexion Counter-Extremism Project (CEP), Bah ag Moussa était "le dirigeant opérationnel" du GSIM depuis 2017. Il était considéré comme un "terroriste" par l’ONU et les Etats-Unis.

Deux opérations en deux jours d'intervalle

Les militaires français ont intercepté le pick-up du jihadiste, qui était accompagné de 4 personnes, à environ 100 km de Menaka, dans la région de Gao, a indiqué le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major français. "Les occupants fortement armés ont alors brusquement ouvert le feu avec des mitrailleuses et de l’armement individuel", selon le colonel, tuant les 5 occupants de la voiture. Plus de 3000 militaires "ont opéré conjointement sur le terrain", a précisé le porte-parole : 1600 militaires français, 1100 militaires nigériens ainsi que 400 militaires maliens. 

Florence Parly s’est félicitée du succès de "cette opération de haut niveau" ayant mobilisé "d’importants moyens de renseignements ainsi qu’un dispositif d’interception composé d’hélicoptères et de troupes au sol" et qui "constitue un succès majeur dans la lutte le terrorisme que la France mène avec ses partenaires au Sahel". Deux jours plus tard, l’armée française a également "neutralisé" une trentaine de djihadiste dans une opération menée dans la région de Mopti, au centre du Mali. 

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Au mois de juin, l’armée française avait tué Abdelmalek Droukdal, le chef historique d’Aqmi, Al-Qäida au Maghreb islamique mais sa mort, bien qu’importante, n’avait pas semblé sécuriser la région. L’armée française est engagée au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane lancée en 2014 et remplaçant l’opération Serval. En février 2020, les effectifs sont passés de 4500 à 5100 militaires français, des renforts déployés "dans la zone dite des ‘trois frontières’ entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger", selon un communiqué du ministère des Armées.

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