Australie : accros au sucre, les kangourous attaquent les touristes pour piquer leurs chips

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ENVIRONNEMENT - En raison de l'explosion du tourisme animalier dans le parc du Morisset Hospital dans le sud-est de l'Australie, un parlementaire local a demandé à ce qu'il soit davantage encadré car des gens sont blessés par les kangourous. Et les kangourous aussi en pâtissent.

Si l'on en croit les guides touristiques, le parc du Morisset Hospital en Nouvelle-Galles du Sud est un passage obligé. En même temps que l'on pique-nique, on peut y voir - gratuitement - des kangourous sauvages. Le touriste, charmé par cet animal qui paraît sympathique, peut même partager son repas. Mais pas sans risques. Un député australien, Greg Piper, s'est alarmé de la recrudescence de ce tourisme animalier et surtout des conséquences qu'il engendre, notamment sur les touristes qui se font attaquer par les marsupiaux. 

Ceux-ci, absolument pas effarouchés par l'homme, sont nourris par les visiteurs avec les moyens du bord : des carottes, des pommes, des bananes, des chips voire même parfois du McDonald's. 

Des herbivores rendus accros au sucre

Sauf que les kangourous sont généralement herbivores ou insectivores, et ce régime peut se révéler  mauvais pour leur santé et pour celles de celui qui les nourrit : "Nos recherches ont  montré que les animaux peuvent devenir complètement accro au sucre. Ils vont chercher à s'en procurer sans se demander si cela va être bon pour eux ou non, et ainsi, ils peuvent devenir très agressifs", Michelle Shaw, nutritionniste au Zoo Taronga de Sydney, interrogé dans The Guardian.  Ce serait donc cette addiction qui rendrait fous les mammifères. 

"De nombreux incidents ont été rapportés. Dans un des cas, un homme a eu une profonde entaille au niveau du ventre. Dans la plupart des cas, les visiteurs reçoivent un coup de pied, une griffure au visage, ou se font lacérer en luttant avec eux", explique sur son site Greg Piper, le député à l'origine de la prise de conscience. Un homme a dû être suturé de 17 points au visage après avoir croisé un marsupial. Selon le parlementaire australien, il y a urgence à prévenir ces incidents. 

Il interpelle donc le ministre de l'Environnement et celui de la Santé pour que soient installés, en plus de ceux existants déjà, des panneaux en cinq ou six langues différentes. 

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