Australie : une meurtrière trahie par l'Apple Watch de sa victime

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TECHNOLOGIE - Les données récupérées sur l’Apple Watch d’une femme de 57 ans, retrouvée morte en septembre 2016 dans sa maison d’Adélaïde (Australie), ont sans doute permis d’élucider son meurtre et d’inculper sa belle-fille.

La technologie avait déjà permis de résoudre une affaire criminelle par l’intermédiaire d’Alexa, l’assistant-vocal d’Amazon. C’est cette fois l'Apple Watch, la montre connectée d’Apple, qui a permis à la police australienne de résoudre un meurtre mystérieux après 18 mois d’enquête.

En septembre 2016, Myrna Nilsson était retrouvée morte dans la buanderie de sa maison de Valley View, au nord-est d’Adélaïde, explique le site internet d’ABC News. C’est un voisin qui avait prévenu la police après avoir aperçu la belle-fille de la victime sortir de la maison, bâillonnée et en détresse.

Cette dernière, Caroline Dela Rose Nilsson, 26 ans, avait alors expliqué que sa belle-mère avait eu une altercation avec un groupe d’hommes l’ayant suivie jusqu’à son domicile. Elle n'aurait pas pu porter secours à Myrna Nilsson et aurait été attachée par les agresseurs.

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Une preuve fondamentale et accablante

Le récit n’avait pas convaincu les enquêteurs ni la justice, qui soupçonnaient Caroline Dela Rose bien avant de l'inculper en mars sur la base d'éléments nouveaux apportés... par l'Apple Watch de la victime. Interrogé, un voisin qui était rentré à ce moment-là avait expliqué n’avoir entendu aucune altercation. Les preuves ADN n’ont également pas permis d’étayer la version de la belle-fille, car aucune empreinte d’assaillant potentiel n’avait été retrouvée sur le perron de la maison.

L’étude de la montre connectée de la victime a permis d’éclaircir l’affaire. "L’Apple Watch est un élément de preuve fondamental pour démontrer la fausseté du récit de l'accusée à la police", a indiqué la procureure Carmen Matteo. "Une montre de ce type contient des capteurs capables de suivre le mouvement et le taux de mouvement de la personne qui la porte. Cela conserve aussi un historique de l'activité quotidienne du porteur et mesure également la fréquence cardiaque", a-t-elle rapporté.

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Et tous ces éléments ont permis d’inculper la belle-fille de la victime. Car la montre a révélé que Myrna Nilsson avait été victime d’une embuscade et attaquée alors qu’elle rentrait chez elle peu après 18h30, et non 22 heures, comme l’avait indiqué Caroline Dela Rose Nilsson. "La défunte doit avoir été attaquée vers 18h38 et est certainement morte avant 18h45", explique Carmen Matteo, ajoutant que l’accusée est sortie de la maison plus de trois heures après l’heure de l’attaque. "Cela représente le temps de mettre en scène l’attaque... et de nettoyer et jeter les vêtements ensanglantés."

Les données de l’Apple Watch vont désormais être au cœur du procès qui se tiendra en juin prochain et dont la belle-fille est désormais la principale accusée. Mais ce n'est pas la première fois qu'un objet connecté aide la police. Hormis l'assistant vocal d'Amazon, le bracelet connecté Fitbit a déjà permis de démonter l'alibi d'un homme accusé du meurtre de sa compagne en 2015

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