Autriche : après une caméra cachée compromettante, tous les ministres d’extrême droite quittent le gouvernement

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DÉMISSIONS - Après la démission du chef du FPÖ et le limogeage du ministre de l'Intérieur, ce sont tous les membres du parti d'extrême droite qui quittent le gouvernement de coalition ce lundi. Des départs à la chaîne provoqués par les révélations de la presse allemande mettant en cause le chef du parti, prêt à se compromettre avec la Russie.

Alors que le ministre de l’Intérieur du parti FPO venait d’être limogé, ce sont tous les membres de ce parti d’extrême droite qui prennent la sortie ce lundi 20 mai. Des départs forcés après la révélation de la presse allemande qui mettent en cause le chef du parti pour avoir promis à la pseudo-nièce d'un oligarque russe des marchés publics en échange d'un soutien financier. 


Sebastian Kurz, le jeune chancelier autrichien a annoncé que la "coopération avec le FPÖ était terminée". Chef du parti conservateur ÖVP, il a mis fin à la coalition en place depuis 2017 avec l’extrême droite à cause du désormais fameux "scandale Ibiza". 

C’est d’abord Herbert Kickl, le ministre de l’Intérieur de 50 ans, qui a été poussé vers la sortie. Il a été suivi par tous les autres membres du parti qui étaient encore présents au pouvoir, confirmant la promesse qu’ils avaient tenue plus tôt ce lundi. "En tant que ministres, nous remettrons tous nos mandats si le ministre de l’Intérieur Herbert Kickl est démis de ses fonctions", avait ainsi déclaré Norbert Hofer, ministre des Transports et nouveau chef désigné du parti. Outre le portefeuille de l'Intérieur, le FPÖ possédait aussi ceux des Affaires étrangères, de la Défense, des Transports et du Travail. 


Un limogeage que Sebastian Kurz justifie par l’incompatibilité de ce ministre avec le déroulement de l'enquête sur la vidéo tournée secrètement dans une villa d'Ibiza en 2017. Celle-ci a directement mis en cause, l'ancien-patron du FPÖ Heinz-Christian Strache. "Il est clair que M. Kickl ne peut pas enquêter sur lui-même", a ainsi expliqué le jeune chancelier conservateur.

Face aux possibles répercussions de cette affaire sur le scrutin européen, la cheffe de l'extrême droite française Marine Le Pen, alliée du FPÖ, a pris ses distances avec l'ex-dirigeant autrichien, auquel elle a reproché une "faute lourde".

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