Auxiliaires afghans de l'armée française restés sur place : une sénatrice réclame des comptes

Auxiliaires afghans de l'armée française restés sur place : une sénatrice réclame des comptes

ABANDONNÉS - Le pont aérien entre Kaboul et Paris, qui s'est achevé vendredi, a permis le rapatriement de 3000 personnes, dont plus de 2600 afghans, selon la ministre Florence Parly. Pour la sénatrice UDI Nathalie Goulet, près de 170 Afghans ayant aidé l'armée française pourraient être encore sur place. Elle a demandé samedi une commission d'enquête.

La France a-t-elle rapatrié tous ceux qui l'ont aidée en Afghanistan ? C'est la question posée samedi par la sénatrice UDI Nathalie Goulet, impliquée de longue date dans le dossier des interprètes afghans. Cette parlementaire a annoncé samedi avoir déposé une proposition de résolution visant à créer une commission d'enquête à ce sujet. 

Cette initiative intervient alors que la France a mis fin, vendredi soir, à son opération d'évacuation des ressortissants français, militaires, employés d'organisations et personnalités de la société civile afghane, menacés sur place par la prise de pouvoir des Talibans et le risque terroriste lié à l'État islamique. Selon la ministre des Armées Florence Parly, 3000 personnes ont été rapatriées au total depuis quinze jours, dont "plus de 2600 Afghans"

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"Il doit en rester 170 sur place"

Sollicitée par LCI, Nathalie Goulet (UDI) a précisé qu'elle souhaitait "demander des comptes" au gouvernement au sujet des auxiliaires afghans de l'armée française, estimant que ces soutiens actifs - interprètes, chauffeurs ou encore cuisiniers - contractuellement liés à la France n'ont probablement pas été tous évacués de Kaboul. "Il doit en rester 170 sur place", nous a précisé la sénatrice, s'appuyant notamment sur des messages reçus de personnes restées en Afghanistan. 

"Il y a une trop grande différence" entre les chiffres donnés par les autorités françaises et les messages provenant du pays, insiste la sénatrice, qui pointe le danger encouru par ces anciens soutiens de la France. "Ceux qui sont restés là-bas sont condamnés à fuir dans les montagnes. Il faut que l'on sache combien il en restait, combien ont pu rentrer. On doit savoir pourquoi des gens qui travaillaient pour nous n'ont pas été jugés prioritaires" lors des évacuations. 

Selon les estimations, entre 800 et 1000 personnes ont été employées par l'armée française en Afghanistan. Une partie d'entre(elles ont pu rejoindre la France au cours des dernières années et ont fait des demandes de visas, octroyés au compte-goutte au bout de plusieurs années. Selon la sénatrice, seule une douzaine de ces auxiliaires ont été comptabilisés lors des évacuations réalisées au cours des derniers jours. 

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