Avalanche en Italie : un père accuse les autorités italiennes

Avalanche en Italie : un père accuse les autorités italiennes

FAUX ESPOIR - Alessio Feniello est un homme en colère. En colère contre la disparition de son fils, victime de l'avalanche qui a frappé un hôtel dans le massif des Apennins ce mercredi. En colère contre les autorités, qui lui ont annoncé que son fils faisait partie des survivants, avant de se rétracter. En colère contre ce drame qu'on aurait pu éviter, selon lui.

La nouvelle est tombée ce dimanche soir. Le préfet et le president de la region d’Abruzzo, énumère aux côtés d’un responsable de la police locale cinq noms. Cinq nouveaux rescapés. Parmi eux : Stefano Feniello, coincé depuis ce mercredi dans l’hôtel Rigopiano, dévasté par une avalanche.

"Au matin, nous sommes allés à l’hôpital et on attendu les ambulances", raconte Alessio Feniello, le père de Stefano. "Trois ambulances sont arrivées. Dans l’une d’entre elles, il y avait la petite amie de mon fils." L’espoir renaît : "Une quatrième ambulance est arrivée, transportant une personne blessée. On s’attendait à voir arriver une cinquième ambulance mais en vain."

Écoutez on a fait une erreur, on a donné un mauvais nom. Cette personne n’a pas été retrouvée.- Le 23/01/2017

Ce père de famille a dû attendre de longues heures avant de découvrir la terrible vérité. Une personne lui avoue qu’ils ont "fait une erreur". Alessio Feniello manque toujours à l’appel. Ce père de famille se tourne alors vers la petite amie de son fils pour comprendre ce qu’il s’est passé.

"Elle m’a dit que quand  l’avalanche s’est produite, ils étaient assis près de la cheminée, sur les canapés". Projetés par le souffle de l’avalanche, la jeune femme parvient à se relever et à éclairer ce qu’il reste de la pièce grâce à son téléphone portable. "Jusqu’à ce que la batterie ne lâche, elle pouvait voir le bras de mon fils", poursuit l’homme abattu. "Elle était convaincue que c’était lui car elle voyait la montre qu’elle lui avait offerte." En étouffant ses pleurs, il ajoute : "Elle l’a appelé mais il n’a pas répondu, elle pouvait seulement l’entendre gémir de douleur." Alessio Feniello en est persuadé, son fils avait une chance d’être sauvé.

Mon petit ami est toujours en bas.- Francesca Bronzi, petite amie de Stefano Feniello

Francesca Bronzi, la petite amie a expliqué que les secours lui ont demandé de ramper jusqu’à une autre pièce où une ouverture avait été créé. Là se trouvait un couple qui a pu être sauvée, en même temps qu’elle. En sortant, elle explique que son "petit ami est toujours en bas", mais les secouristes ne seraient pas descendu. "S’il y avait une chance de le secourir, il n’y a maintenant plus d’espoir", enrage M. Feniello.

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Un accident évitable ?

Le père de Stefano rapporte également que son fils a tenté de fuir les lieux avant que l’avalanche ne frappe l’hôtel. "Mon fils m'a appelé à 13h30 et m'a dit qu'ils avaient dégagé leur voiture, mis les chaînes et qu'ils étaient prêts à rentrer à la maison", rapporte-t-il. Mais peu après, vers 15 heures, il rappelle sa mère : "maman, on ne peut pas rentrer parce que ces merdes qui étaient censés dégager les routes ont eu la flemme de monter jusque ici", aurait-il expliqué.

La justice italienne a ouvert une enquête pour homicide involotaire, dès le lendemain du drâme. Elle doit étudier si tous les risques avaient été bien pris en compte, concernant le déroulé de la journée mais aussi la construction de l'hôtel.

Actuellement, on dénombre quinze morts et quatorze disparus. Onze personnes ont pu être sauvés

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