Avortement : avec l'Espagne, ces autres pays qui remettent en cause l'IVG

Avortement : avec l'Espagne, ces autres pays qui remettent en cause l'IVG

DirectLCI
SOCIETE - L’Espagne s'apprête à adopter une loi très sévère en matière d'IVG. Metronews revient sur ces autres pays développés où l'avortement est fortement restreint.
  • Irlande

Si la grande majorité des pays de l'Union européenne autorisent l'avortement, l'Irlande demeure inflexible en la matière et l'interdit depuis 1983. La législation s'est néanmoins assouplie en juillet dernier : seul un "risque réel et substantiel" pour la survie de la femme enceinte permet de recourir à l'avortement, lequel demeure interdit en cas de simple risque pour la santé de la mère, même en cas de viol ou d'inceste. Un premier pas en faveur de l'IVG qui n'aurait été possible sans un tragique fait divers en octobre 2012, quand une femme d'origine indienne est décédée après avoir fait une fausse couche à 17 semaines de grossesse. Elle s'était vue refuser une IVG alors que le fœtus qu'elle portait était en train de mourir.

  • Pologne

Même sévérité en Pologne, où les IVG ne sont autorisées qu'en cas de viol, d'inceste et de danger pour la vie ou la santé de la mère. Hormis ces cas, une peine de prison de deux ans est encourue. Selon le ministère de la Santé, il y a eu 669 avortements en 2011. Mais des chiffres cités par des organisations féministes font état de 180.000 avortements clandestins pratiqués chaque année.

  • Etats Unis

La plupart des Etats américains autorisent l'avortement jusqu'à 24 semaines après la conception. Mais les conservateurs "pro-vie" et le Tea Party militent contre ce droit instauré en 1973 et gagnent peu à peu du terrain en faisant adopter des mesures restrictives. Le Texas a rejoint en juillet 2013 onze autres Etats où les IVG sont illégales après 20 semaines.

  • Brésil

L’avortement est un sujet polémique dans le plus grand pays catholique du monde. La présidente Dilma Rousseff, qui prônait la légalisation de l’interruption de grossesse, avait d'ailleurs dû s’engager durant sa campagne à ne pas la dépénaliser. L'IVG n'est autorisée qu’en cas de viol ou de danger pour la vie de la mère. En 2009, le cas d’une fillette de 9 ans, violée par son beau-père et enceinte de jumeaux, avait indigné le Brésil. L’évêque de Recife avait alors confirmé l’excommunication de fait des médecins ayant pratiqué l’avortement, pourtant légal dans ce cas.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter