Avortement : Trump coupe les vivres à une agence de l'ONU

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ETATS-UNIS - Le gouvernement américain va cesser de financer le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). Explication avancée : des pratiques de planning familial "coercitives".

Donald Trump continue d'imprimer sa marque sur la politique américaine. Son gouvernement va cesser de financer le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) en raison de pratiques de planning familial "coercitives", incluant le recours forcé à l'avortement en Chine. 


Selon un communiqué du Département d'Etat lundi soir, le président américain a donné instruction à cet effet au secrétaire d'Etat Rex Tillerson. Les fonds concernés, qui correspondent à 32,5 millions de dollars sur l'exercice budgétaire 2017, seront attribués à d'autres programmes de santé mondiaux.

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"Les juges seront pro-life"

Une décision lourde de sens quand on connaît l'investissement de Washington en la matière. En 2016 par exemple, les États-Unis avaient contribué à hauteur de 76 millions de dollars au Fonds des nations unies pour la population (FNUAP). Cette agence de planning familial aide des femmes dans plus de 150 pays. Selon l'organisation, cette somme a permis l'an dernier à 800.000 femmes d'avoir accès à des contraceptifs, a prévenu environ 100.000 avortements dangereux et 10.000 décès en couches.


Ce choix n'est cependant guère surprenant : déjà, en janvier dernier, la nouvelle administration avait fait savoir qu'elle préparait deux décrets prévoyant la réduction, voire la suppression, de la contribution financière des Etats-Unis à plusieurs agences des Nations unies et organisations internationales. Le premier document avait un objectifclair : ne plus contribuer financièrement à toute agence des Nations unies ou organisation internationale remplissant un des critères prédéfinis. Ceux-ci concernent toute organisation qui a accordé un statut de membre à part entière à l'Autorité palestinienne ou à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui soutient des programmes prenant en charge l'interruption volontaire de grossesse ou qui contrevient aux sanctions contre l'Iran ou la Corée du Nord.


Plus en amont, juste après son élection, Donald Trump avait affirmé qu'il nommerait à la Cour suprême des juges opposés à l'avortement et favorables à la libre détention d'armes à feu, dans la ligne de ses positions défendues en campagne. "Les juges seront pro-life" (anti-avortement) et "très favorables au Deuxième amendement" de la Constitution, qui garantit aux Américains le droit de porter une arme.

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