Barack Obama solidaire des victimes du terrorisme, "du Pakistan aux rues de Paris"

International

ETATS-UNIS - Le président américain a prononcé son 6e discours sur l'état de l'Union, dans la nuit du mardi 20 au mercredi 21 janvier. L'occasion également de balayer l'actualité internationale face au Congrès. Le résumé de son intervention en 6 points.

Lutte contre le terrorisme
Critiqué pour son absence à la Marche républicaine qui s'est tenue à Paris, dimanche 11 janvier, où s'était réuni le gratin des dirigeants mondiaux, Barack Obama a exprimé sa solidarité à l'égard de toutes les victimes du terrorisme, "d'une école du Pakistan aux rues de Paris". Et d'assurer sa certitude que les Etats-Unis et leurs alliés mettraient un terme aux agissements de l'Etat islamique, se réservant "le droit d'agir unilatéralement" pour "chasser les terroristes" .

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Rapprochement avec Cuba
Cela fait plus d'un mois que les Etats-Unis ont annoncé la reprise des négociations avec l'Etat castriste. Suite logique de ce mouvement historique, Obama a appelé le Congrès à "commencer le travail pour mettre fin à l'embargo" qui frappe Cuba. "Quand ce qu'on fait ne marche pas depuis 50 ans, il est temps d'essayer autre chose", a-t-il appuyé.

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Antisémitisme
Face aux persécutions visant les juifs, le président américain s'est exprimé "contre la résurgence déplorable de l'antisémitisme dans certaines parties du monde". Sans oublier d'appeler à refuser "les stéréotypes insultants contre des musulmans, dont la grande majorité partage (notre) engagement pour la paix".

Fermeture de Guantanamo
L'ancien sénateur de l'Illinois est particulièrement critiqué au sujet de la célèbre prison cubaine où sont enfermés terroristes et autres personnes suspectées de terrorisme. La nuit dernière, il a renouvelé sa promesse de fermer le centre de détention : "Ça n'a pas de sens de dépenser 3 millions de dollars par prisonnier pour conserver une prison que le monde condamne et que les terroristes utilisent pour recruter".

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Crise en Ukraine
Barack Obama n'a pas pris de gants pour évoquer l'attitude de la Russie face à l'Ukraine : "Les grandes puissances ne peuvent malmener les petites." Et de rappeler : "L'an dernier, Poutine constituait une magistrale démonstration de stratégie et de force (...) Aujourd'hui, ce sont les Etats-Unis qui se tiennent forts et unis avec leurs alliés, tandis que la Russie est isolée et que son économie est en lambeaux ."

Relations avec l'Iran
Les prochaines négociations pour éviter que l'Iran n'obtienne l'arme nucléaire seront-elles un succès ? "Il n'y a aucune assurance" pour ça, a reconnu Obama. Pourtant, le président est suffisamment optimiste sur ce dossier pour s'opposer fermement à de nouvelles sanctions contre Téhéran, malgré l 'échec des dernières , en novembre dernier. Cela saperait "à coup sûr les efforts diplomatiques", a-t-il assuré.

Retrouvez l'intégralité du discours de Barack Obama :

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