Barcelone : le soutien inattendu de Manuel Valls permet à la maire sortante Ada Colau d'être réélue contre les indépendantistes

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Indépendance de la Catalogne : la crise sans fin avec Madrid

SURPRISE - L'ex-Premier ministre, qui a essuyé un revers lors des municipales à Barcelone en arrivant seulement quatrième, a offert son soutien sans conditions à la maire sortante de gauche radicale Ada Colau, afin de barrer la route au candidat indépendantiste arrivé en tête.

Pour faire barrage aux indépendantiste catalans, Manuel Valls a choisi de soutenir sa rivale. La maire sortante de Barcelone Ada Colau a été réélue samedi, en battant un indépendantiste arrivé en tête du scrutin, après avoir conclu un accord avec les socialistes et obtenu le soutien inattendu de l'ancien Premier ministre français.

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21 voix sur 41

Alors qu'Ada Colau avait perdu de 5000 voix les élections municipales du 26 mai, Manuel Valls, arrivé seulement quatrième, lui a offert son soutien sans conditions pour barrer la route à Ernest Maragall, un homme politique chevronné de l'ERC, parti de gauche qui prône l'indépendance de la Catalogne.

M. Maragall et Ada Colau avaient obtenu le même nombre d'élus - 10 - au conseil municipal qui en compte 41. Les indépendantistes pensaient ainsi pouvoir gouverner la métropole catalane pour la première fois depuis les années 1930, alors qu'ils gouvernent déjà la région. Lors de la séance constituante de samedi, Ada Colau, candidate de Barcelona En Comú (gauche radicale et écologiste), a finalement été réélue avec 21 voix. Le vote est anonyme mais celle-ci avait déjà conclu un accord avec le Parti socialiste pour qu'il la soutienne.

Manifestation devant la mairie

Ancienne militante pour le droit au logement, Mme Colau avait accédé en 2015 à la mairie comme candidate d'une plateforme citoyenne soutenue par le parti de gauche radicale Podemos, allié européen de... la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, dont les inimitiés avec Manuel Valls ont rempli de nombreuses colonnes de journaux. Sa réélection fait de Barcelone l'un des derniers bastions municipaux maintenus par Podemos et ses alliés, qui avaient conquis en 2015 plusieurs grandes villes espagnoles dont Madrid, tombée aux mains de la droite à la suite d'une alliance entre le Parti populaire (conservateurs), Ciudadanos (libéraux) et Vox (extrême droite).

Des centaines de partisans de l'indépendance ont investi la place devant l'hôtel de ville pendant que le vote se déroulait lors d'une session constituante. Joaquim Forn, ancien responsable régional de l'Intérieur, en prison pour la tentative de sécession ratée de 2017 et qui a été élu conseiller municipal lors des élections municipales du 26 mai, a été temporairement autorisé à quitter sa prison pour assister à cette session.

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