Baron de la drogue sur le dark web, le Breton "OxyMonster" condamné à 20 ans de prison aux Etats-Unis

Baron de la drogue sur le dark web, le Breton "OxyMonster" condamné à 20 ans de prison aux Etats-Unis
International

À POIL - Un Franco-Israélien de 36 ans a été condamné mardi aux Etats-Unis à vingt ans de prison pour avoir vendu des stupéfiants sur le dark web, où il opérait sous le pseudonyme d'"OxyMonster". Il avait été arrêté fin août 2017 à Atlanta, alors qu’il se rendait à un concours international de barbe au Texas.

Ses passions pilaires auront eu raison de lui. Gal Vallerius, un Franco-Israélien âgé de 36 ans, qui avait été arrêté fin août 2017 à son arrivée à l’aéroport d’Atlanta (Géorgie), aux Etats-Unis, alors qu’il se rendait à un concours international de barbe à Austin (Texas), il a été condamné mardi par la justice américaine à vingt ans de prison pour avoir vendu des stupéfiants sur le dark web, où il opérait sous le pseudonyme d'"OxyMonster" sur la plateforme Dream Market, un site internet illégal majeur pour la revente de drogue et d’armes.

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L’homme, qui n’avait jamais attiré l’attention des autorités hexagonales, avait plaidé coupable en juin de trafic de stupéfiants et blanchiment d'argent devant un juge fédéral de Miami, en Floride, celui-là même qui a rendu sa sentence. Il était poursuivi pour avoir vendu différentes drogues  - dont des opiacés comme l'oxycodone. Lors de son interpellation à sa descente d’avion, les agents fédéraux avaient retrouvé dans son ordinateur des éléments permettant de relier son alias à sa véritable identité ainsi que l’équivalent de 500.000 dollars en bitcoins. Un signe. 

Confondu par la monnaie virtuelle

C’est en effet à cause de cette monnaie virtuelle avec laquelle il se faisait payer que les ennuis de ce Breton ont débuté outre-Atlantique. D’après nos confrères du Monde, les policiers de la DEA avaient réussi à retrouver sa trace en observant les transactions en bitcoins du dit OxyMonster. Des transactions qui, invariablement, pointaient vers Gal Vallerius. Le Costarmoricain d’adoption serait d'ailleurs à la tête d’une petite fortune. L’homme possède pas moins de trois domiciles connus. Dans l’une de ces maisons, une perquisition diligentée par le parquet de Saint-Brieuc – qui menait l'enquête en France – avait permis de découvrir 50.000 euros en liquide mais aucune drogue.

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Enquête : le blanchiment de l'argent de la drogue

Décrit comme "casanier" par le maire de Plusquellec, son village de résidence, le natif d’Haïfa, en Israël, ne laissait, d’après une voisine, transparaître aucun signe extérieur de richesse. Était-ce pour pouvoir agir en toute liberté, façon "vivons heureux, vivons cachés" ? Rien n’est moins sûr. Dans un courrier adressé au juge de Miami, sa femme, Yasmin Vallerius, assure que "son arrestation l'a détruit" et qu'"il a tout perdu". Tout, sauf sa passion pour sa barbe, qu'il aura désormais l'occasion d'entretenir en prison.  

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