Bataille de Mossoul : les troupes irakiennes "à 700 mètres" du bastion de Daech dès ce lundi soir ?

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La bataille de Mossoul

GUERRE - Jour après jour, les forces irakiennes, appuyées par la coalition internationale, gagnent du terrain et s'approchent de Mossoul. Dès ce lundi soir, elles pourraient entrer dans la périphérie du dernier bastion de Daech dans le pays.

La bataille de Mossoul continue, et chaque jour, les forces irakiennes prennent du terrain sur les djihadistes de Daech. Ce lundi 31 octobre, elles ne seraient plus qu'à un 2,5 km d'atteindre la périphérie de la deuxième ville d'Irak, bastion du groupe terroriste. Entre Mossoul et les troupes irakiennes, il ne reste plus qu'un village.

Cela fait trois semaines que les militaires irakiens, avec le soutien de l'aviation et de l'artillerie de la coalition internationale, ont entamé l'offensive sur Mossoul. Depuis, des dizaines de localités situées dans les plaines autour de la métropole ont été reprises.

Nos forces sont à 2,5 km de Mossoul- Abdelwahab al-Saadi, un commandant des forces d'élite du contre-terrorisme

Atteindre Mossoul : une "question d'heures"

Si le village de Gogjali tombe, "ce [lundi] soir nous serons à 700 mètres de [l'agglomération de] Mossoul", a indiqué un responsable militaire au sein des forces d'élite du contre-terrorisme (CTS), Muntadhar al-Shimmari. Ce ne serait plus qu'une "question d'heures", à en croire le géneral Talib Shegati, cité par CNN

Depuis le 17 octobre, des dizaines de milliers de membres des forces de sécurité évoluent sur les fronts est, sud et nord, prenant en étau les djihadistes. Des unités paramilitaires dominées par des milices chiites viennent par ailleurs de lancer une offensive à l'ouest pour priver les jihadistes de leur liberté de mouvement entre Mossoul et la frontière syrienne.

Le siège de Mossoul va commencer

Une fois en position autour de Mossoul, les forces irakiennes devraient ensuite entamer un siège et tenter d'ouvrir des couloirs sécurisés pour faciliter la fuite des habitants, que les djihadistes pourraient utiliser comme "boucliers humains". Ensuite, il leur faudra livrer une guerre urbaine aux quelque 3000 à 5000 djihadistes, selon des estimations américaines, retranchés dans l'agglomération, qui compte environ 1,5 million d'habitants d'après l'ONU.

Si les déplacements de populations n'ont pour l'heure rien de massif, les organisations humanitaires redoutent un afflux massif dès que les forces irakiennes entreront dans l'agglomération. Plus de 17.000 personnes ont quitté leurs foyers en deux semaines d'opérations militaires et le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) assure qu'il ne reste à l'heure actuelle que 55.000 places disponibles dans les divers camps aménagés.

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