Les parents de Charlie Gard, bébé atteint d'une maladie rare, abandonnent leur bataille judiciaire pour le maintenir en vie

Les parents de Charlie Gard, bébé atteint d'une maladie rare, abandonnent leur bataille judiciaire pour le maintenir en vie

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ROYAUME-UNI - Les parents de Charlie Gard, un bébé de 11 mois atteint d'une maladie rare, ont annoncé lundi qu'ils abandonnaient la procédure judiciaire pour le maintenir en vie. Le cas du petit Charlie a suscité un débat éthique dans tous le pays, et a même fait réagir le pape François et Donald Trump.

Les parents du petit Charlie Gard, un bébé britannique de 11 mois atteint d'une maladie rare, ont annoncé lundi qu'ils renonçaient à leur procédure judiciaire pour le maintenir en vie. Depuis plusieurs semaines, le sort du nourrisson suscitait l'émoi outre-Manche.


Atteint d'une maladie génétique neurodégénérative, le syndrome de déplétion de l'ADN mitochondrial, le petit Charlie ne peut respirer sans assistance et voit ses muscles se dégrader progressivement. Sa maladie affecte les cellules responsables de la production d'énergie et de la respiration. "Malheureusement, il est trop tard", a déclaré leur avocat Grant Armstrong, lundi, en présence des parents en larmes, lors d'une audience devant la Haute Cour de Londres. 

Il n'est plus dans l'intérêt de Charlie de poursuivre le traitementL'avocat des parents de Charlie

Cette juridiction devait décider cette semaine de confirmer ou non sa décision, prise en avril, de préconiser la fin du maintien en vie du bébé, au motif principal qu'il n'était pas dans l'intérêt de l'enfant de prolonger les soins. Cette décision, qui suivait l'avis de l'hôpital, avait été ensuite confirmée par la Cour d'appel, la Cour suprême, puis la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) le 27 juin.


"Il n'est plus dans l'intérêt de Charlie de poursuivre le traitement", a ajouté l'avocat, soulignant que "Charlie a souffert d'atrophie musculaire grave" et que "les dégâts pour ses muscles étaient irréversibles".

Des réactions du pape François et de Donald Trump

Les médecins qui soignent l'enfant ont réclamé cette nouvelle audience devant la Haute Cour pour que les "nouveaux éléments pour un traitement expérimental" proposé par "deux hôpitaux internationaux", l'un américain et l'autre italien, soient exposés et étudiés. Ces médecins continuaient toutefois de penser que prolonger le traitement serait "injustifié" au regard des souffrances endurées par l'enfant, mais souhaitaient que la justice tranche ce cas. 


Des manifestations ont eu lieu au Royaume-Uni, pour soutenir les parents quand ils voulaient poursuivre le traitement de leur enfants. À l'étranger, des cercles chrétiens se sont également mobilisés. Le pape François et le président américain Donald Trump ont même apporté leur soutien aux parents de l'enfant.

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