Bébé palestinien brûlé vif : deux Israéliens inculpés de meurtre

Bébé palestinien brûlé vif : deux Israéliens inculpés de meurtre

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TRAGÉDIE – Deux israéliens ont été inculpés de meurtre et de complicité de meurtre après l'incendie criminel qui avait provoqué la mort d'un bébé d'un an et demi et de ses parents palestiniens en juillet dernier. Un drame à l'origine de la nouvelle vague de violences au Proche-Orient.

Justice attendue pour une famille décimée par la haine. Deux Israéliens, arrêtés début décembre, ont été inculpés dimanche de meurtre et de complicité de meurtre. Ils sont accusés d'être responsables de la mort d'un enfant et de ses parents palestiniens en Cisjordanie occupée.

Un crime aux motivations racistes

Tous deux auraient provoqué l'incendie criminel d'une maison le 31 juillet dernier à Douma, près de Naplouse. Avant l'aube, des individus avaient lancé des engins incendiaires à l'intérieur de la petite maison où les Dawabcheh dormaient les fenêtres ouvertes. Des inscriptions retrouvées sur place et des témoignages avaient immédiatement désigné comme responsables des extrémistes juifs. Un bébé palestinien d'un an et demi, Ali Dawabcheh, avait été brûlé vif. Ses parents, Saad et Riham, avaient succombé à leurs blessures quelques jours plus tard.

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Un jeune homme de 21 ans, Amiram Ben-Uliel, doit répondre de trois meurtres et d'une tentative de meurtre, d'incendie criminel et de conspiration pour commettre un crime aux motivations racistes. Un mineur de 17 ans, dont l'identité n'a pas été révélée, devra quant à lui répondre de conspiration pour commettre un meurtre aux motivations racistes. Les deux jeunes hommes, qui vivaient dans différentes colonies sauvages près de Douma au moment des faits, ont comploté pour venger la mort de Malachi Rosenfeld, un Israélien tué par des tirs palestiniens près de la colonie de Shilo en juin 2015, selon le ministère de la Justice.

"Terrorisme" juif

De la famille, seul un enfant de 4 ans, Ahmad, grièvement brûlé et toujours hospitalisé, a survécu. Face à l'horreur du crime, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait parlé de "terrorisme" juif, alors que l'ONU et l'UE avaient déploré "l'impunité des colons".

L'attaque meurtrière avait profondément choqué les Palestiniens et provoqué des manifestations. Une tragédie considérée comme l'un des éléments déclencheurs de la nouvelle vague de violences entre Palestiniens et Israéliens qui se poursuit depuis début octobre.

Deux autres Israéliens, dont un mineur, ont par ailleurs été inculpés dimanche pour leur implication dans "d'autres actes terroristes", dont les incendies de l'abbaye de la Dormition à Jérusalem en mai 2014 et de l'Eglise de la multiplication des pains, sur les rives du lac de Tibériade en juin 2015, ainsi que des actes de vandalisme contre des biens palestiniens.

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