Belgique : chasse à l'homme pour retrouver un militaire d'extrême droite jugé dangereux

Chasse à l'homme en Belgique

TRAQUE - En Belgique, des dizaines de policiers sont mobilisés depuis mardi pour retrouver un militaire armé, actuellement en fuite. L'homme, réputé proche de l’extrême droite, a émis des menaces contre l’État et un des virologues les plus en vue du pays.

La chasse à l'homme se poursuit ce jeudi 20 mai dans le nord de la Belgique pour tenter de retrouver un militaire d'extrême droite en fuite probablement avec des armes à feu. Jurgen Conings, 46 ans, est soupçonné de vouloir s'en prendre à l'État belge et à un virologue connu dans le pays. Il reste introuvable depuis la découverte mardi en fin d'après-midi de sa voiture en bordure d'un parc national dans la province néerlandophone du Limbourg (nord-est).

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Le 20h

Selon les médias belges, il pourrait s'être retranché dans le parc national de la Haute Campine, un vaste espace de 12.000 hectares de forêts et de landes, où depuis mercredi quelque 400 policiers et militaires ont été déployés pour le traquer. "Les recherches se sont poursuivies toute la nuit", a simplement indiqué jeudi matin à l'AFP Eric Van Duyse, porte-parole du parquet fédéral. "Nous partons du principe qu'il est toujours en vie et qu'il se cache dans cette réserve naturelle", a indiqué de son côté Wenke Roggen du parquet fédéral. 

Les Pays-Bas en alerte

Les recherches se sont notamment concentrées près du lieu où a été retrouvé le 4X4 du militaire de carrière. D'après les médias flamands, une grenade attachée à des fils dans son véhicule menaçait d'exploser si les portières étaient ouvertes. A l'intérieur se trouvaient quatre lance-roquettes antichars et des munitions, avait indiqué mercredi le parquet. Mais Jurgen Conings est "probablement encore en possession d’un armement plus léger" et reste donc potentiellement dangereux, selon la même source. 

La police néerlandaise a par ailleurs confirmé auprès de l'agence Belga que des unités spéciales se tiennent prêtes à intervenir aux Pays-Bas au cas où le fugitif tenterait de passer la frontière. Le parc national des Hoge Kempen étant proche de la frontière néerlandaise, il n'est pas impossible que Jürgen Conings tente de se rendre aux Pays-Bas. La police locale a déclaré être "en alerte et se tenir prête". Cette dernière n'a pas précisé le nombre d'unités de police déployées.

Le virologue menacé placé en sécurité

Jurgen Conings, dont la police a publié mercredi un avis de recherche, est soupçonné d'avoir volé des armes lourdes dans la base militaire où il est instructeur et semble déterminé à s'en prendre à des représentants de l'État belge et à des personnalités, d'après des écrits retrouvés par les enquêteurs.

Parmi ses cibles potentielles figure le virologue Marc Van Ranst, expert parmi les plus en vue en Belgique dans la crise sanitaire. Devenu la bête noire des "anti-masque" et autres opposants aux restrictions de rassemblements, ce scientifique de 55 ans est également coutumier des prises de position contre le racisme et la xénophobie et va régulièrement au clash sur les réseaux sociaux avec l'extrême droite flamande. Il  a été placé en sécurité ainsi que sa famille.

La ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), bénéficie, elle, d'une protection supplémentaire, a indiqué jeudi midi son cabinet à l'agence Belga. Le cabinet s'est refusé à toute autre précision sur les mesures prises, en invoquant des raisons de sécurité.

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Jurgen Conings compte parmi la "trentaine" de membres de l'armée belge surveillés par les services du renseignement militaire pour leurs "sympathies" avec l'extrême droite, selon des sources officielles. Pour la même raison, il est également fiché par l'Ocam, l'organisme belge chargé de l'analyse de la menace terroriste.

Ce jeudi, le Premier ministre, Alexander De Croo a assuré qu'il n'y avait pas de place pour les discours de haine ou le racisme en Belgique. "Les djihadistes, l'extrême droite, l'extrême gauche : tous veulent radicaliser leurs partisans en déshumanisant leurs adversaires. Ils veulent écarter tous ceux qui vivent différemment ou ont des idées différentes, en recourant à la violence si nécessaire", a-t-il déclaré devant la Chambre.

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