Belgique : la collision entre deux trains pourrait être due à un "coup de foudre"

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FAIT DIVERS – Trois personnes au moins ont trouvé la mort dimanche soir dans la collision entre un train de voyageurs et un train de marchandises reliant Namur à Liège (Belgique). Neuf personnes ont également été blessées dans la collision et plusieurs seraient dans un état jugé très préoccupant.

Les enquêteurs sont à pied d'oeuvre, après le terrible accident dimanche soir en Belgique : au moins trois personnes sont mortes dans une collision entre un train de voyageurs et un train de marchandises sur la ligne reliant Namur à Liège, dans l'est de la Belgique, selon l'agence de presse Belga.

L'accident, survenu peu après 23 heures, a également blessé neuf personnes à des degrés divers, dont certains dans un état critique, selon un premier bilan des autorités donné dans la nuit de dimanche à lundi lors d'une conférence de presse non loin des lieux de l'accident. Vingt-sept autres passagers ont été pris en charge après l'accident. 

Un "coup de foudre"

L'hypothèse de dommages liés à la foudre sur l'infrastructure ferroviaire commence à être évoquée par les enquêteurs. Un hélicoptère a survolé les lieux pour prendre des vues aériennes, mais il ne sera "pas simple de déterminer les causes", a averti une porte-parole du parquet de Huy, Brigitte Leroy.

Infrabel, le gestionnaire du réseau, a tout de même signalé un "coup de foudre" sur les installations électriques du tronçon ferroviaire "en début de soirée", soit quelques heures avant l'accident. "Il y a eu énormément d'eau tombée hier, d'autres lignes étaient sous l'eau. L'enquête dira s'il y a un lien avec les orages, s'il y a eu une surtension ou autre. Il faut tout envisager", a prudemment observé Brigitte Leroy. "On a ressenti un grand choc, on a tous été projetés vers l'avant du train. Les bagages volaient partout, les gens qui n'étaient pas assis aussi", a raconté un jeune homme qui était à bord, au micro de la radio publique RTBF.

"Dans un état lamentable"

Le bilan reste provisoire, a indiqué le bourgmestre (maire) de la commune de Saint-Georges-sur-Meuse, Francis Dejon, qui a suivi les opérations de secours. "Le train de voyageurs est véritablement dans un état lamentable, c'est très impressionnant. La première voiture est recroquevillée sur elle-même. Nous avons beaucoup de chance qu'il n'y ait pas plus de victimes", a déclaré Francis Dejon, cité par Belga.

Le train de voyageurs a percuté par l'arrière un transport de marchandises à l'arrêt sur la même voie, à une vitesse "élevée", a expliqué Frédéric Sacré, porte-parole d'Infrabel, le gestionnaire du réseau ferré belge.

Circonstances du drame à déterminer

Environ quarante personnes voyageaient à bord du train, ont précisé Infrabel et la Société nationale des chemins de fer belges (SNCB) dans un communiqué commun. Les circonstances exactes de l'accident restent à déterminer, notamment si le train de voyageurs a eu le temps de freiner avant la collision.

"La priorité est la prise en charge des victimes", soulignent Infrabel et la SNCB, même si la collecte des données a déjà commencé pour tenter de comprendre ce qui s'est passé.

Un choc "très violent"

Le convoi effectuait la liaison entre Mouscron et Liers, traversant la Belgique d'Ouest en Est, et l'accident s'est produit sur le tronçon entre Namur et Liège.

Le train "a rattrapé un convoi de marchandises qui le précédait sur la voie et l'a percuté par l'arrière. Sous le choc, deux des six voitures ont déraillé et se sont couchées sur les voies", décrivent Infrabel et la SNCB dans leur communiqué. Le choc a été "très violent", selon Belga, qui rapporte que des pompiers et policiers de Liège ont été envoyés en renfort. Plusieurs voyageurs ont dû être désincarcérés.

Le quotidien local L'Avenir citait sur son site internet un témoin qui était à bord d'un wagon et a décrit une scène "de chaos". Les deux premières voitures du train ont été "détruites", a déclaré ce témoin. Selon le journal, des travaux étaient en cours sur le tronçon, réduisant le trafic sur une seule voie. Un centre de crise a été installé à proximité du lieu de l'accident.
 

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