Belgique : le corps de Jürgen Conings, militaire d'extrême droite en cavale, a été retrouvé

Belgique : le corps de Jürgen Conings, militaire d'extrême droite en cavale, a été retrouvé

TRAQUE - Le corps retrouvé dans l'est de la Belgique est bien celui de Jürgen Conings, un militaire d'extrême droite recherché depuis le 17 mai, d'après l'expertise médico-légale, dont les résultats ont été publiés ce dimanche par le parquet fédéral.

Plus d'un mois de traque. Qui pourrait s'être achevée par un suicide. L'expertise médico-légale commandée par l'enquête a confirmé les premiers éléments de l'enquête, selon lesquels le corps de Jürgen Conings, ce militaire d'extrême droite radicalisé qui avait pris la fuite, avait été retrouvé dimanche 20 juin dans l'est de la Belgique. D'après les premières constatations, la cause de la mort serait liée à un suicide par arme à feu. Cette information, ainsi que l'identité du corps, a été confirmée en début de soirée, dimanche 20 juin.

Un militaire considéré comme dangereux

Le corps de cet homme  a en effet été découvert par des promeneurs dans les bois de la commune de Dilsen-Stockem, dans la province néerlandophone du Limbourg. Cette même zone dans laquelle avait été découvert le véhicule du militaire de 46 ans, au lendemain de sa fuite. 

De quoi mettre fin à une chasse à l'homme entamée le 17 mai. Et hors d'état de nuire ce militaire, considéré comme dangereux par les autorités belges. Fiché par l'organisme national d'analyse de la menace terroriste (Ocam), depuis février dernier, il était soupçonné de vouloir s'en prendre à l'État belge et au virologue belge Marc Van Ranst, expert devenu figure de l'épidémie de coronavirus dans le pays.

S'il comptait parmi la "trentaine" de membres de l'armée belge surveillée par les services du renseignement militaire pour leurs "sympathies" avec l'extrême droite, sa fuite a considérablement mis à mal les services de défense belge. Car elle a révélé de nombreuses failles dans la surveillance des éléments radicalisés au sein de l'armée. Ainsi, malgré son inscription à l'Ocam, ni les hiérarchies du ministère de la Défense ni celle du renseignement militaire n'avaient été informées de cette inscription. Et malgré cette alerte, Jürgen Conings avait également eu accès à des armes et des munitions dans sa caserne. Ce qui lui avait permis de constituer un vrai arsenal militaire. Quatre lance-roquettes antichar et des munitions ont été retrouvés dans son véhicule abandonné. Les autorités craignaient également qu'il soit en possession d'un armement plus léger pour sa cavale.

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Ce dossier a eu l'effet d'un coup de tonnerre outre-Quiévrain. Le gouvernement belge s'est ainsi engagé à durcir les règles d'accès aux armements et plusieurs enquêtes internes ont été déclenchées. Par ailleurs, douze militaires ont été écartés des dépôts et des lieux sensibles en raison de ce type d'opinions radicales.

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