"Ben Laden a eu un lavage de cerveau à 20 ans" : 17 ans après le 11-Septembre, la mère du terroriste s'exprime enfin

"Ben Laden a eu un lavage de cerveau à 20 ans" : 17 ans après le 11-Septembre, la mère du terroriste s'exprime enfin

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TERRORISME - Un journaliste du Guardian a rencontré la mère du plus célèbre terroriste à Djeddah, où elle vit avec sa famille. Et elle l'assure : son fils a rencontré des hommes qui lui ont "fait un lavage de cerveau quand il avait 20 ans."

Un "fils bien-aimé" qui aurait "perdu son chemin". C'est en ces termes qu'Alia Ghanem a évoqué auprès du Guardian ce vendredi Oussama Ben Laden. La mère du plus célèbre djihadiste a en effet accordé une longue interview, sept ans après la mort de l'ancien chef d'Al Qaïda. 


Alia Ghanem, qui vit désormais à Djeddah en Arabie Saoudite avec sa famille, est revenu longuement sur la vie de son fils. "Il était un très bon gamin. […] Il était très droit. Très bon à l'école. Il aimait vraiment étudier", raconte-t-elle. Avant d'écarter tout soupçon sur la rencontre entre son fils et le djihadisme : "Ça ne m'a jamais traversé l'esprit."

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Un homme "fort, déterminé et pieux"

Cette femme qui a aujourd'hui 75 ans l'assure : c'est son passage à l'université de Djeddah, alors qu'il était devenu un homme "fort, déterminé et pieux", qui a transformé celui qui n'était qu'un étudiant. Ils lui ont un "fait lavage de cerveau quand il avait 20 ans. On peut appeler ça une secte. Ça leur a rapporté de l’argent pour leur cause. Je n’arrêtais pas de lui dire de se tenir loin d’eux mais il ne me disait jamais vraiment ce qu’il faisait parce qu’il m’aimait énormément."


Autre son de cloche : celui d'Ahmad Ghanem. Cet autre frère d'Oussama profite d'un moment d'absence de sa mère durant l'entretien pour apporter son point de vue concernant le 11-Septembre. "Elle est dans le déni. Ça fait dix-sept ans depuis le 11 septembre et elle continue à être dans le déni ", estime-t-il à propos de sa mère. Et Hassan, son demi-frère, d'ajouter qu'il est fier de lui "parce qu’il est mon frère aîné. Il m’a beaucoup appris, mais je ne crois pas que je suis fier de lui en tant qu’homme. Il a atteint la célébrité à l’échelle mondiale et ça n'a servi à rien."


Au cours de l'article, le journaliste précise qu'obtenir cet entretien avec le clan Ben Laden a été le fruit d'une longue négociation, précisant qu'elle n'était "pas sûre" de l'intérêt d'"ouvrir de vieilles plaies". La rencontre a finalement eu lieu au début du mois de juin, en présence d'"un gardien du gouvernement saoudien".

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