Biélorussie : Bruxelles réclame des sanctions pour "violations des droits humains"

Des manifestants antigouvernementaux ont défilé par milliers dimanche pour contester la réélection d'Alexandre Loukachenko.
International

REVOLUTION ? - L'Union européenne va lancer vendredi le processus de sanctions pour faire cesser la répression en Biélorussie après la réélection contestée du président Alexandre Loukachenko. De son côté, la candidate d'opposition appelle à des manifestations "pacifiques de masse".

Alors que depuis dimanche soir, la Biélorussie est le théâtre de manifestations contre la réélection controversée du président Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 26 ans dans cette ex-république soviétique, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a réclamé vendredi des sanctions contre ceux qui "violent les valeurs démocratiques et les droits humains".

Dans un tweet publié peu avant une réunion des ministres de l'Union européenne, elle a en outre exprimé sa "confiance" dans le fait que la réunion des ministres des Affaires étrangères des 27 "démontrera un soutien fort pour les droits du peuple du Bélarus, les libertés fondamentales et la démocratie".

"Il est inutile de redire notre sérieuse préoccupation. Il faut des conséquences", avait auparavant plaidé le chef de la diplomatie lituanienne Linas Linkevicius. "Je vais proposer d'appliquer des sanctions individuelles aux fonctionnaires et hommes politiques directement responsables de l'usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques, et aussi de la falsification des élections", a-t-elle dit.

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Les protestations contre la victoire Alexandre Loukachenko, avec officiellement 80% des voix, ont été violemment réprimées par les forces anti-émeutes, faisant deux morts, des dizaines de blessés et donnant lieu à au moins 6.700 arrestations.

Vendredi, la candidate d'opposition Svetlana Tikhanovskaïa a appelé à des manifestations "pacifiques de masse" dans tout le pays durant le week-end. "Je demande à tous les maires de se faire les organisateurs les 15 et 16 août de rassemblements pacifiques de masse dans chaque ville", a dit dans une vidéo mise en ligne l'opposante qui a rejoint la Lituanie voisine en début de semaine après avoir subi, selon son entourage, des pressions.

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De son côté, le ministre de l'Intérieur, Iouri Karaev, a présenté ses excuses pour les violences policières commises contre "des passants" non impliqués dans les actions de protestation.

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