Boeing 777 disparu : fin des recherches navales et aériennes

Boeing 777 disparu : fin des recherches navales et aériennes

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VOL MH370 - L'Australie, qui coordonne les opérations pour retrouver l'épave du Boeing 777 de la Malaysia Airlines, a annoncé la fin des recherches aériennes et navales. Mais si elle promet d'intensifier l'exploration sous-marine, l'espoir semble aujourd'hui bien mince.

La deuxième phase de recherches s'effectuera en eaux troubles. Un mois et demi après la disparition du Boeing 777 de la Malaysia Airlines , les autorités australiennes ont en effet annoncé la fin des recherches navales et aériennes pour mettre l'effort sur "l'exploration des fonds marins".

Aux côtés de l'Australie, coordinateur des opérations, sept pays participaient jusque-là aux recherches aériennes menées au large de l'océan Indien. Plus de 300 sorties avaient été réalisées dans l'espoir de repérer des débris de l'épave, en vain. "La plupart des avions auront quitté Perth (ouest de l'Australie) à la fin de la journée pour regagner leurs bases", a expliqué un porte-parole du centre de coordination. Seul un P-3 Orion australien reste en attente. Plus de 14 navires australiens, chinois et britanniques regagneront également sans délai leur port respectif. "En résumé, la recherche de surface est réduite (...) et les opérations aériennes et navales à grande échelle sont terminées".

Des débris dans le golfe du Bengale ?

Cependant, le Premier ministre australien Tony Abbott a expliqué que les fouilles sous-marines seraient intensifiées et étendues, "si nécessaire à l'ensemble de la zone d'impact estimée, soit environ 700 kilomètres sur 80", près de 60.000 km2. Il s'est néanmoins montré pessimiste sur l'issue des fouilles  : ''On ne trouvera peut-être jamais aucune trace du Boeing de la Malaysia Airlines". Un robot de la forme d'une torpille, équipé d'un sonar, le Bluefin-21, a déjà sondé 400 km2 autour d'émissions détectées, qui pourraient provenir des boîtes noires. Des sociétés privées pourraient venir se mêler aux recherches dans les semaines à venir.

L'une d'entre elles, GeoResonance, a fait parler d'elle lundi en expliquant avoir repéré de possibles débris d'aéronef dans le golfe du Bengale, soit plus de 5.000 kilomètres de la zone actuelle de recherche. Un nouvel espoir rapidement douché par les enquêteurs australiens qui ont rejeté cette hypothèse. A partir de calc uls de vitesse et de consommation de carburant, croisés avec les données satellites, ces derniers ont la conviction que l'avion, qui transportait 239 personnes, a dévié de son plan de vol et s'est abîmé dans le sud de l'océan Indien. Même si aucun élément matériel n'a encore été retrouvé.

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