Boeing 777 disparu : les couacs de la communication malaisienne

Boeing 777 disparu : les couacs de la communication malaisienne

DirectLCI
RECHERCHES - La Malaisie a répondu mercredi aux critiques sur les recherches "sans précédent" engagées pour retrouver le Boeing 777 de la Malaysia Airlines, disparu depuis cinq jours. Le pays récuse toute "confusion" dans leur organisation.

Déclarations contradictoires, lenteur à réagir ou manque d'informations. Les autorités malaisiennes se retrouvent sous le feu des critiques après la disparition, samedi, du Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Alors que l es recherches "sans précédent" sont pour l'heure infructueuses, le pays a été sommé de s'expliquer sur sa communication hésitante.

"Il n'y a de confusion que si vous voulez y voir de la confusion", a lancé mercredi le ministre malaisien des Transports à des journalistes qui se faisaient l'écho de critiques de la Chine. Pékin a en effet déploré un flux d'informations "assez chaotique". De même, les réseaux sociaux se sont enflammés après la confirmation par Kuala Lumpur de l'extension des recherches loin du trajet prévu de l'avion. Une nouvelle qui a pu faire penser que des informations étaient cachées par les autorités.

Une source d'angoisse pour les victimes

"Nous ne laissons rien au hasard. Nous devons explorer toutes les possibilités", s'est de son côté justifié le chef de l'aviation civile malaisienne, Azharuddin Abdul Rahman. L'armée de l'air, qui avait évoqué un virage ou un demi-tour juste avant que le contrôle aérien ne perde le contact avec l'avion, a maintenu cette hypothèse. Le patron de l'armée de l'air a cependant dû démentir avoir dit à la presse locale, la veille, que le vol MH370 avait été détecté par un radar au-dessus du détroit de Malacca, entre la péninsule malaisienne, sur sa côte ouest, et l'île indonésienne de Sumatra. Jetant un certain discrédit sur la qualité des informations délivrées.

Cette confusion, qui plonge chaque fois un peu plus les proches des victimes dans l'angoisse, avait déjà été critiquée lundi lorsque le ministre malaisien de l'Intérieur, Zahid Hamidi, avait assuré que les deux passagers qui avaient embarqué avec des passeports volés avaient "des traits asiatiques". Une information ensuite infirmée par le chef de l'aviation civile malaisienne. De même, la Malaisie avait annoncé que des bateaux avaient été envoyés pour vérifier la présence d'un possible radeau de sauvetage. En vain.

Au-delà du fond, la forme avec laquelle les autorités malaisiennes ont communiqué a été blâmée. Taxées d'incompétentes, elles n'ont pour se défendre que peu d'informations à transmettre. De son côté, Malaysia Airlines s'efforce de délivrer quotidiennement conférences de presse et communiqués. Mais il en faudra assurément plus pour apaiser les proches des 239 victimes , sans élément concret auquel se raccrocher.
 

Plus d'articles

Lire et commenter